lundi 26 février 2007

La Vie des Autres

Ah, La Vie des Autres… Qui ne l’a pas vu ? Je fais partie de ces spectateurs heureux qui l’ont vu avant le raz-de-marée La Vie des Autres, cette déferlante de « oooh ! aaah ! que c’est génial ! que c’est fin ! » si caractéristique des « petits bons films inattendus » qui, si on ne les a pas vus tout de suite, finissent par décevoir, « car on s’attendait à trop de choses » (raison pour laquelle je n’ai pas aimé Amélie Poulain, alors on ne m’y reprendra plus !)

A part mon impérieuse injonction de voir les films dans les 10 jours suivant leur sortie, que dire de La Vie des Autres ? C’est un film honnête – c’est drôle, « honnête » est le premier mot qui me vient à l’esprit. Les acteurs, la reconstruction de l’époque, les sentiments, les personnages, le budget enfin – tout est honnête dans ce film. Gâtés par l’indécence hollywoodienne des derniers temps, on le trouve vrai, presque minimaliste, touchant car ne cherchant pas à dissimuler des détails peu vendeurs. Tout y est assumé et présenté sans complaisance (tout n’est que construction dans le cinéma (merci Roland), certes, mais cette construction nous paraît ici si proche…) : le vide des rues – caractéristique de toutes les villes soviétiques où la vie se vie dedans et où dehors est un lieu de non-existence; le côté vétuste et stéréotypé des appartements ; les vêtements pas toujours seyants ; le maquillage très années ’80 (quel remake hollywoodien oserait encore utiliser ce fard à paupières bleu clair que l’on retrouve dans tous les films soviétiques de l’époque, ainsi que sur les photos des magazines de mode – « La Paysanne » et « L’Ouvrière » ?)

Quant au jeu des comédiens – et surtout du magnifique Ulrich Mühe (aujourd’hui décédé d’un cancer…) – il fait souvent oublier que l’on se trouve face à l’écran ; et que peut-on demander de plus à un acteur ? Non, vraiment, le casting est parfait. Et quel répit pour nous autres cinéphiles, de ne pas reconnaître à chaque instant un visage vu déjà des milliers de fois au cinéma et sur les pages people des magazines ? De pouvoir dire « tu sais, quand Christa-Maria dit à Dreyman que… » et non « quand Kidman se tourne vers Matt Damon… » C’est peut-être aussi ça qui crée cette impression de fraîcheur cinématographique, le fait de voir des inconnus faire vivre l’histoire d’autres inconnus…

On ne sait rien encore du remake qui va en être fait par Mirage (maison de production de Sydney Pollack et Anthony Minghella), mais je tremble déjà…

A qui je recommanderais ce film ? A tous.


Infos et Critiques: IMDB, Télérama


Prix: Oscar du Meilleur film étranger 2006. A gagné 41 autres prix + 10 nominations.

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dimanche 25 février 2007

La Mome

Je savais que je n'allais pas aimer le film. Je n'aime pas quand les français font des biopics à l'hollywoodienne - ils en font toujours un poil trop, si c'est possible. Mais j'aime bien Edith Piaf, et j'avais tellement envie de réentendre quelques chansons...


Eh bien, je n'ai pas aimé. Mais comme je m'y attendais, ce n'est pas bien grave! J'ai deux reproches à faire à Olivier Dahan: son goût pour le mélodrame et son choix de chronologie saccadée (par les larmes, entre autres). Et un compliment: Marion Cotillard. Pas la peine d'en écrire des tonnes sur sa performance (d'autres s'en chargent) - elle est parfaite. Mais elle se noie dans ce film déchirant qui finit par vous lasser plus que par vous émouvoir.


On n'en retient que la voix de Piaf, le visage de Cotillard, and, of course, the glue that holds everything together: les larmes.


A qui je recommanderais ce film? Toute recommandation personnelle vaudrait pour accusation de mauvais goût (I know, I'm very judgemental). Donc, simplement: à ceux qui aiment pleurer au cinéma.


Infos et critiques: Allociné, Télérama

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samedi 17 février 2007

Le Dernier Roi d'Ecosse

Indépendamment du background (époque, pays), j'ai aimé ce film pour sa réflexion sur la psychologie de la dictature et de la terreur. Cette vue de l'intérieur (à travers les yeux d'un jeune médecin britannique) est pour moi nouvelle: point d'accusations, point d'objectivité. On est dans une relation co-dépendante entre le dictateur et son confident... Ca permet aussi de voir l'influence que le pouvoir peut avoir sur un homme instable.

Il y a un certain élan dans ce film qui le porte de bout en bout: c'est, pour moi, la présence de James McAvoy (excellent, mais là je ne suis pas objective, il me rappelle quelqu'un que j'aimais bien à une époque). Le duo qu'il forme avec Forest Whitaker est d'une énergie animale, c'est comme si vous vous trouviez face à un feu de bois lors d'une journée venteuse: vous aimez cette chaleur, mais en même temps le fait de voir à travers le feu rend votre vision floue, la fumée vous pique les yeux...
C'est un film passionnant (et je pense que les passionnés d'histoire le trouveront encore plus passionnant que moi!), à voir absolument.



A qui je recommanderais ce film?
A ceux qui s'intéressent à la psychologie, à l'histoire, et à ceux qui ont vécu la dictature...

Infos et critiques: IMDB, Télérama

Prix: Oscar et Golden Globe du Meilleur Acteur.

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samedi 10 février 2007

Blood Diamond

Moi qui suis une Africa dummy (la Russie étant un empire au self-esteem démesuré, les pays en développement font rarement partie des programmes scolaires et de l’agenda culturel), je cherche de temps en temps à en savoir plus. Je suis comme face à un gros puzzle composé de milliers de pièces dont presque toutes me manquent. Avec Blood Diamond, j’en ai trouvé une, et c’est déjà beaucoup... Sans trop vanter l’apport pédagogique (oh ce que ça a l’air chiant tout à coup ce film !), je dirai juste que c’est un film excellent du point de vue de la cinématographie (pour les scènes d’actions, les panoramiques à couper le souffle et une netteté de l’arrière plan qui fait presque mal aux yeux… au sens figuré bien sûr).

Il y a aussi DiCaprio. Là, ça dépend de ce que vous pensez de lui. Le premier film dans lequel je l’ai vu n’était pas Titanic. C’était Eclipse totale (aka Rimbaud Verlaine), où le très jeune DiCaprio jouait le très jeune Rimbaud. Depuis ce film, je n’ai pas arrêté de dire que DiCaprio est un immense acteur… et Blood Diamond ne me fera jamais dire le contraire. Je suis contente de le voir trouver enfin des chaussures à son pied !

A qui je recommanderais ce film ? A ceux qui s’intéressent à d’autres pays que le leur, à ceux qui aiment regarder Le dessous des cartes, à ceux qui n’ont jamais pensé que DiCaprio est un « poupon »…
Infos et Critiques: IMDB, Télérama
Prix: nominé pour 5 Oscars et 1 Golden Globe + a bunch of little awards.

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jeudi 1 février 2007

Pars vite et reviens tard

Rien à signaler (sauf que tous mes amis qui ont lu Fred Vargas criaient sur les toits que « le livre est mieux »). Le livre est toujours mieux qu’un film, de toute façon… Sinon c’est un mauvais livre :-D

C’est un polar/thriller à la française de qualité, on a fini par apprendre comment en faire ! Mais la réalisation et l’image me paraissent trop lisses, trop rassurants, trop FBI portés disparus avec ce décompte lancé dès le début du film…
Verdict: je crois que je vais lire le livre!

A qui je recommanderais ce film ? Aux spécialistes du Moyen Âge vivant à l’étranger et rêvant de voir le Paris moyenâgeux (toute la fac d’histoire de l’Université de Saint-Pétersbourg). Paris filmé tôt le matin dans une sorte de brume grisâtre, c’est de la magie…


Infos et critiques: IMDB, Télérama

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