mardi 12 juin 2007

After the wedding

After the wedding est un film de la réalisatrice danoise Susanne Bier (dont je dois encore voir Open Hearts) ; il a été nominé comme meilleur film étranger aux Oscars (ce qui n’est pas rien pour un « petit film danois »)… et pourtant, il a été très peu vu en France ! Ca doit être le mépris du grand public pour les films dits du « circuit festivals »… J’admets, moi non plus je ne suis pas allée le voir au cinéma (évidemment, il n’a pas duré longtemps, au moment où j’ai voulu le voir il ne passait plus qu’à 11h du matin dans le 5ème…) – je l’ai vu en DVD.

Jacob (Mads Mikkelsen) dirige un orphélinat en Inde, lorsqu’il reçoit une promesse de donation très importante à condition d’aller voir le donateur au Danemark. Il y va et fait, au mariage de la fille de ce dernier, une rencontre inattendue (qui se révèle être beaucoup moins fortuite qu’elle n’en a l’air).

After the wedding est vraiment un très bon film, le scénario est bien construit et les acteurs (dont le méchant de Casino Royale, Mads Mikkelsen) convaincants. Susanne Bier aurait pu tomber dans des clichés mélodramatiques (sur l’amour, la mort, la paternité, les choix de vie…), mais elle réussit à l’éviter. A aucun moment on ne se dit « oh, that is so cheesy… that is so tacky ! » Tout au cours du film, les personnages évoluent, deviennent plus profonds, encore plus crédibles, encore plus proches de nous. Ca fait tellement de bien, les films touchants qui n’essayent pas de nous soutirer des larmes à tout prix…

A qui je recommanderais ce film ? A ceux qui aiment les films «à histoire».

Infos et critiques : IMDB, Télérama, Variety

Prix: nominé aux Oscars (Meilleur film étranger) et aux European Film Awards (Meilleur acteur, Meilleur réalisateur)

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mercredi 6 juin 2007

Tehilim

de Raphaël Nadjari.




Tehilim racontre l'histoire d'une disparition. Ou plutôt non: le film est l'histoire d'une quête. Le père d'une famille disparaît dans un accident de voiture, et David et Menahem, ses deux fils, se mettent à le chercher, à chercher des signes qui peuvent les aider à comprendre.

Si le film peut intéresser du point de vue socio-psychologique (la vie d'une famille juive pratiquante, les rapports dans la famille, les rapports avec l'administration, la police...), on reste un peu sur sa faim: le film n'a pas vraiment de fin, c'est peut-être aussi ça, le but, qu'il n'y ait pas de fin? De montrer qu'une personne disparue ne disparaît jamais totalement? Qu'il n'y a pas de fin aux questions, à l'espoir, au désespoir...


C'est aussi un genre de film que l'on pourrait voir juste pour les vues de Jérusalem (comme tous ces films qui ne marchent pas en France mais qu'on adore à l'étranger, car on y voit Pariiiiiiiiiiiis). Mais non, Jérusalem, on ne la voit pas vraiment. La famille habite dans un immeuble quelconque comme il y en a aux abords de n'importe quelle grande ville... La fameuse pierre de Jérusalem, on l'entrevoit peut-être dans un ou deux plans, guère plus... Ce n'est ni laid, ni beau, il y a juste une belle douce lumière de fin d'après-midi.



Pas vraiment de regrets de l'avoir vu (sinon j'aurais continué à penser que c'est un film super et qu'il faut absolument que je le vois), mais je ne suis pas emballée! A vrai dire, je ne comprends pas sa sélection au festival de Cannes...

A qui je recommanderais ce film? Unfortunately, can't think of anybody.

Infos et critiques: Allociné, Télérama

Prix: présenté en compétition officielle au festival de Cannes.

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