La nuit nous appartient de James Gray | Une Russe à Paris
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lundi 3 décembre 2007

La nuit nous appartient de James Gray

Critiques enthousiastes, plébiscite du public... et moi, je suis un peu déçue par le dernier James Gray (dont j'avais adoré The Yards)! Le film est certes "brillant", mais il a comme un petit arrière-goût de déjà-vu... Voyons de plus près.

L'histoire: un père flic, deux fils: un bon, un mauvais (non non, je n'accuse pas James Gray du plagiat de la Bible !). Le bon, du côté des flics, le "mauvais" vit sa vie et peu à peu se tourne vers les "méchants" dealers de drogue.

Mais, si l’on regarde d’encore plus près (je sais qu’il y a beaucoup de spectateurs qui ne le font pas, tant pis, je vais passer pour une obsédée de l’analyse de scénarios) et qu’on retourne la situation dans tous les sens… Prenons ne serait-ce que deux films pour comparaison : Les Promesses de l’ombre (voir ma critique ici) et Les Infiltrés.

  • Un père, deux fils différents comme le jour et la nuit ; les tourments du père (Les PO).
  • La mafia russe tentaculaire sous des apparences d’une famille heureuse (trafic de drogue sous la couverture d’une boîte hype et d’un grand-père heureux ici, réseaux de prostitution sous la couverture d’un joyeux restaurant russe et d’un (grand)-père paternaliste dans Les PO).
  • Deux personnages, un dans la police, l’autre au cœur de la mafia, jouant le double jeu (Les Infiltrés), où chacun risque de mettre en danger l’autre.
  • Une copine extra-sexy qui fait LA gaffe extra-conne (là franchement, les films se comptent par dizaines).
  • Et enfin, le duo Marc Wahlberg (déjà vu dans The Yards) – Joaquin Phoenix n’est pas sans rappeler le duo Marc Wahlberg – Di Caprio dans Les Infiltrés, ou encore le duo Mark Ruffalo – Jake Gyllenhaal dans Zodiac (surtout Mark Ruffalo dans le rôle du bon flic qui suit la règle à la lettre et s’arrête toujours là où les autres vont plus loin, avec sensiblement le même jeu d’acteur).

Autant j’ai trouvé Les Infiltrés et Les Promesses de l’Ombre excellents, autant We own the night sent le réchauffé… Ou bien est-ce moi qui commence à friser l’overdose de films sur la mafia ou des clones cinéma de NYPD ? En tout cas, l'excellence des acteurs et de la mise en scène ne saurait cacher ce scénario rapiecé..

Faut-il aller le voir? : oui, si vous n’avez vu ni Les Infiltrés, ni Les Promesses de l’Ombre. Sinon, ça fera un bon film de dimanche soir!