dimanche 27 mai 2007

Les Chansons d'Amour


de Christophe Honoré.



Ah, les Chansons d'Amour... Je suis infiniment reconnaissante à Jacques Morice du Télérama pour sa critique. Il a eu la bonne idée de faire une critique sans dire un mot de l'intrigue. Parce que vraiment, si on me l'avait racontée - une fille vit en ménage à trois avec son copain et une autre fille, elle meurt, puis sa soeur s'amourache de son ex-copain qui à son tour s'amourache d'un lycéen gay - jamais je n'aurais vu ce film! Or, ce fut un vrai coup de coeur.

Je l'ai vu un dimanche après-midi, pleuvait... Et je me suis retrouvée de l'autre côté de l'écran, dans un déjeuner de famille, un dimanche pluvieux. C'est là que la magie commence, dans ce mouvement de balancier permanent entre la réalité (le film avait été filmé un ou deux mois avant sa sortie, on voyait encore les affiches électorales...) et l'absurde. Ou plutôt non, quelque chose qui nous paraît absurde, mais, au fond, ne l'est pas du tout...



Comme j'avais déjà dit, j'adore les comédies musicales. Celle-ci est probablement la meilleure que j'aie jamais vue, car les chansons font corps avec le texte, et les personnages se fondent dans ce doux mélange de poésie, de musique et de pluie... C'est plein de grâce, et on en ressort ébahi de tant de légèreté

A qui je recommanderais ce film? A ceux qui ne sont pas choqués facilement. A ceux qui savent lire au second degré. A ceux qui aiment bien Louis Garrel. A ceux qui aiment Paris. A ceux qui aiment chanter. A ceux qui aiment la poésie.

Infos et critiques: Allocine, Télérama

Prix: présenté en compétition au festival de Cannes

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vendredi 25 mai 2007

Le Scaphandre et le Papillon

J'ai vu ce film au dernier festival de Cannes (c'était en fait ma toute première montée des marches...), et il mérite tout à fait son prix de la mise en scène! En revanche, je ne le voyais pas en Palme d'Or...

Je n'ai pas lu le livre dont s'inspire le film; et oui, je pense que c'est là une leçon de courage, d'humilité, de bonheur, de la relativité des choses... (heureusement qu'avec un tel thème Julian Schnabel a su éviter le côté "cheesy") Mais à la limite, j'ai envie de dire que je m'en fous (presque) de l'histoire. Ce qui m'a fasciné dans ce film, c'est surtout la mise en scène. Quelle idée de génie que de l'avoir confiée à un peintre, c'est exactement ce qu'il fallait pour "sauver" ce film, a priori "infilmable", où presque rien ne se passe...

Julian Schnabel transforme chaque battement de cils en un tableau. Le monde vu par un oeil, avec tout ce qu'il a comme défaut - des fois il s'embue, alors l'image devient brumeuse, des fois il a du mal à suivre la personne, alors on ne voit que son torse, ou ses jambes, des fois l'image se déforme, se tord, scintille dans un coin, disparaît dans un clignement de cils, réapparaît plus nette... C'est un jeu de caméra - et de quelques effets - admirable, qui donne envie d'être contemplé, savouré, compris, indéfiniment. On se glisse dans la peau de cet homme meurtri qui ne peut compter que sur son ouïe et sur le seul oeil qui lui reste. Du coup, le monde nous paraît plus brut, plus fort, on ressent le vent de mer qui lui souffle dans la figure en l'obligeant de fermer les yeux, on sent le son des pas résonner dans la poitrine... C'est là une expérience unique. On aimerait presque voir le monde comme Jean-Dominique Bauby, le monde semble presque plus réel dans le film que dans la réalité.

A voir sur grand écran, obligatoirement...

A qui je recommanderais ce film? A ceux qui aiment les exercices de style, à ceux qui ont une sensibilité esthétique, à ceux qui n'ont pas peur de pleurer au cinéma.

Infos et critiques: Allociné, Télérama

Prix: prix de la mise en scène au festival de Cannes

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mardi 22 mai 2007

Zodiac

De David Fincher.


Un thriller obsessionnel, tout à fait. En fait, c'est génial jusqu'à la moitié du film. Ensuite, ça piétine, ça retourne en arrière (alors que vous avez déjà tout compris), fait quelques pas à droite à gauche, retourne au point de départ... C'est bien tourné (très façon "série policière américaine où chaque seconde compte", sauf qu'ici l'action se déroule sur plusieurs années).

Mais voilà, quelque chose qui manque, et tout est dépeuplé... Moi qui ai toujours peur au cinéma (The Others, un cauchemar! La seule raison pourquoi je n'étais pas partie, c'est qu'il y avait d'autres gens dans la salle et que j'avais honte d'avoir peur), Zodiac était plus un puzzle amusant qu'un thriller. Oui, quelques scènes vaguement angoissantes...



A qui je recommanderais ce film: à ceux qui cherchent un bon film à voir à la télé ce soir.

Infos et critiques: IMDB, Télérama
Prix: présenté en compétition au festival de Cannes


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samedi 5 mai 2007

Little children

Souvenirs très confus : chaleur, bruit du moteur, yeux à demi clos, obscurité… Non non, rien de tout cela dans Little children ! C’est que ce film, je l’ai vu dans l’avion Paris – Hong Kong, au milieu de la nuit… Et je crois d’ailleurs en avoir raté le début.

Souvenirs confus également car je ne sais que penser de ce film. Il n’est pas mauvais. Non, il n’est pas mauvais, mais dans le genre « dénonciation de la vacuité de la vie dans les banlieues américaines », on a fait mieux (un sac en plastic virevoltant dans l’air dans American Beauty en dit plus que tous les Little Children combined…). Il n’est pas mauvais, car Kate Winslet y est excellente. J’aime cette actrice pour qui ne se laisse jamais tenter par la beauté à l’américaine. Son front, ses yeux, ses lèvres sont pleins de sens avant d’être beaux. Elle (ou plutôt son héroïne, car qui connaît Kate Winslet pour de vrai, non mais…) est comme elle est, cheveux ébouriffés, habillée en sac à patates (sauf quand elle porte ce fameux maillot rouge une pièce – un moment d’anthologie !), sans maquillage… et ça pousse à voir plus loin, dans le personnage, dans le film. Peut-être parce que moi aussi, en la regardant, j’avais les traits fatigués, les cheveux ébouriffés, le masque coupe-lumière emmelé avec le casque audio, un vieux jean de voyage et l’impression de ne pas vraiment appartenir à l’endroit où je suis…

A qui je recommanderais ce film ? A aucun de mes amis, je pense (ou peut-être quand ils atteindront ce degré de désespoir d’une femme délaissée ?)… Mais certainement aux fans de Kate Winslet.

Infos et Critiques: IMDB, Télérama

Prix: 3 nominations aux Oscars (Meilleure actrice, Meilleur scénario, Meilleur acteur dans un second rôle); 3 nominations aux Golden Globes... plus de 20 nominations en tout, et quelques prix assez secondaires au final.

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jeudi 3 mai 2007

Dreamgirls

Encore un film vu dans l'avion Paris - Hong Kong... (j'avais déjà vu tous les autres). J'aime bien les comédies musicales et les films où on danse et on chante en général. C'est mon côté "je voulais être une artiste". Mais là, non, vraiment pas.

La seule satisfaction que j'ai retiré de ce film est de savoir que Beyoncé est une mauvaise actrice, elle n'est pas capable d'oublier ne serait-ce qu'une seconde qu'elle est une diva et que son visage doit rester joli (= zéro mimiques à part le sourire pré-approuvé par le producteur).



C'est long, répétitif, et le contenu de ce film aurait suffi pour faire un clip, pas plus. C'est vrai que Jennifer Hudson a une voix impressionnante. Je suis contente de savoir que la StarAc' américaine (American Idol dont Hudson est la gagnante) fait quelque chose de ses apprentis chanteurs.


A qui je recommanderais ce film: à plein de filles qui rêvent de faire la StarAc'.


Info et critique: IMDB, Télérama

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