mercredi 25 février 2009

(Restos) Montparnasse 1900, une brasserie Art nouveau

Comme pour bon nombre de brasseries 1900 (à ce sujet, voir mes posts sur Le Train Bleu et le Bouillon Racine), on va chez Montparnasse 1900 pour plusieurs raisons: 1) c'est ouvert dimanche soir; 2) le service est rapide; 3) vous n'avez pas à avoir un consensus "viande ou poisson"; 4) vous savez exactement ce que vous allez manger: les plats typiques des brasserie (steak tartare, pavé de rumsteak, confit de canard, la sole meunière ou grillée, la tête de veau, la salade de pommes de terre et filets de harengs à l'huile... Et que, à condition de ne pas sortir de ce répertoire et de ne pas attendre de l'originalité, vous ne risquez pas d'être déçus!

Cette fois-ci, donc, nous avons testé les filets de bar aux pois gourmands, la tête de veau sauce gribiche et le saumon à la polenta.D'après les échos de mes co-dîneurs, la tête de veau était tout à fait honnête et le saumon, très bon. Pour ma part, les filets de bar étaient frais et la cuisson, parfaite, le seul bémol étant la sauce au beurre extrêmement lourde (on sent presque le gras avec le palais, ça en est dérangeant) dans laquelle baignent les petits pois. On sent aussi qu'il y a pas mal de beurre sur le poisson... Cela reste bon, mais ne donne pas envie de dessert! Un conseil: préférez les produits frais (viande et poisson), plutôt que les plats genre "confit de canard", venez un soir de semaine ou un dimanche soir plutôt qu'un vendredi ou un samedi soir -  le service sera bien meilleur; et préférez-le pour un dîner entre amis plutôt qu'un tête-à-tête en amoureux.

Le plus exceptionnel reste le lieu et le décor: typiquement Art nouveau, avec une verrière colorée, des miroirs encadrés de bois sculpté, des céramiques... Le lieu existe depuis 1858, mais c'est après le rachat par Edouard Chartier en 1903 que le décor a été créé. Montparnasse 1900 est resté un bouillon (bouillon Chartier puis bouillon Rougeot) jusqu'en 1977, et fait aujourd'hui partie des monuments historiques.

En pratique:

Montparnasse 1900
59, Boulevard du Montparnasse
75006 Paris (Métro Montparnasse)
Site web

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mercredi 18 février 2009

(Photo) Robert Frank. Un regard étranger. Paris / Les Américains

Où sont passés tous les gens qui faisaient la queue devant le Grand Palais pour voir Picasso et les grands maîtres ? Réponse : ils font maintenant la grue devant le Jeu de Paume, où se tient l’exposition « Robert Frank. Un regard étranger. Paris / Les Américains ». La thématique (photos en noir et blanc + Paris = foule de gens qui accrochent le baiser de Doisneau dans leur salon), l’absence d’autres grandes expos de photo à Paris en ce moment ainsi que l’heure et la situation centrale du Jeu de Paume (« Dimanche, 3h de l’après-midi, après, on prend un thé chez Angelina ? » – ont dû se dire des milliers de parisiens, moi y compris) m’ont donc amenée, dimanche dernier, à passer deux heures à l’expo de Robert Frank : une heure dehors, une heure dedans (c’est équilibré, on n’a rien à leur reprocher).

Photographe américain d'origine suisse, Robert Frank émigre aux Etats-Unis à la fin de la Seconde guerre mondiale et - comme beaucoup de grands photographes à leurs débuts - commence par travailler en tant que photographe de mode pour Harper's Bazaar. Après les premiers moments d'enchantement, Robert Frank est frappé par la passion de l'accumulation d'argent et de biens, et finit par voir l'Amérique comme le pays de toutes les solitudes (on le sent dans la photo à droite, Hollywood, où la zone de netteté permet de voir non le visage de la star, mais les fans fascinés, tandis que la star semble murée dans la solitude) ... Il déménage même avec toute sa famille à Paris, pour quelques années - pendant trois ans, il tente de capter l'essence de cette ville à peine sortie de la guerre dont les séquelles sont visibles à chaque coin de rue, chaque visage... Ces photos parisiennes constituent la deuxième partie de l'exposition, mais c'est par une autre série, postérieure à la période parisienne, qu'elle commence.

La première partie, les Américains, est consacrée aux photos faites par Robert Frank pendant une série de road-trips qui ont duré près de deux ans (1955-56) et qui lui ont permis de faire 28000 clichés de la société américaine, dont seulement 83 ont été sélectionnés pour le livre "Les Américains". Le Jeu de Paume présente ces 83 clichés dans l'ordre défini par Robert Frank pour le livre.Curieusement, les commissaires de l'exposition Ute Eskildsen et Marta Gili ont fait le choix de réduire les explications au minimum: tout au plus a-t-on droit à un minimaliste "Detroit" ou "Butte, Montana" - des noms qui ne diront rien au non-Américains. Je dis curieusement, car dans l'édition anglaise du livre, les titres des photos sont plus explicites ( par ailleurs, les titres des photos sont complètement absents de l'édition française, et la qualité de reproduction est moins bonne, d'où l'intérêt d'acheter en VO) - souvent, en plus du lieu, un détail est indiqué ("Meeting politique", "Enterrement", "Parade"...) qui tout à coup permet de comprendre la photo. Ayant vu l'exposition avec quelqu'un de culture américaine, on a pu comparer nos points de vue: pour moi, les photos parisiennes (dépourvues de titres elles aussi) parlaient en effet pour elles-mêmes, tandis que pour une américaine, les photos parisiennes étaient muettes, tandis que les américaines (du moins, certaines) se passaient d'explications. Sur le fond: ce que l'on apprécie tout particulièrement, c'est surtout le fait que ces photos soient exposées toutes ensemble, car aucune ne produit un effet spectaculaire prise individuellement. En repassant une deuxième fois dans la salle, si, on finit par s'attarder sur tel visage, telle pose... Et on garde en tête quatre ou cinq photos.

Les photos parisiennes, quant à elles, sont bien différentes des photographes français de l'époque: plus dures, très radicales (avec toujours un jeu sur le clair-obscur, avec des photos donnant souvent l'impression d'être sous- ou surexposées tant la lumière est changeante), avec toujours la même obsession: capter l'absence ou la disparition... Un vase vide, une personne hors cadre, une série de chaises vides, et - sur plusieurs photos - ces gens qui choisissent des fleurs - pour qui? un rendez-vous? un enterrement?

Au final, une exposition à voir, plutôt en semaine pour garder le côté "découvert à l'improviste"et non pas "l'exposition pour laquelle je me suis battu".

En pratique:
Robert Frank. Un regard étranger. Paris / Les Américains
Au Jeu de Paume jusqu'au 22 mars
Tarif: 6 euros

(C) Photos de haut en bas: Elevator - Miami Beach; Star, Hollywood; Indianapolis - toutes tirées de l'album "The Americans"

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vendredi 13 février 2009

(Théâtre) Je t'ai épousée par allégresse au Théâtre de la Madeleine

Je t'ai épousée par allégresse - voilà un titre délicat comme de l'organza et pétillant comme du spumante, qui, à lui seul, donne envie de voir la nouvelle pièce à l'affiche au théâtre de la Madeleine. Écrite en 1965 par Natalia Ginzburg, Je t'ai épousée par allégresse est une de ces comédies pas si comiques que ça dont regorge le cinéma italien des années 1960-70 (je pense à C'eravamo tanto amati (Nous nous sommes tant aimés), en moins tragique mais avec le même fond de désespoir). Ici, le désespoir est en sourdine, et l'allégresse est le voile qui le recouvre: soit deux âmes dépareillées qui se rencontrent sans savoir pourquoi ("Je t'ai épousée par allégresse"... lui dit-il, et elle de répondre: "Et moi, je t'ai épousé pour ton argent!"

Un quintette composé Giuliana et Pietro qui se sont mariés trois semaines après s'être rencontrés dans une soirée "de peintres", Vittoria, la domestique un peu sauvage, la mère de Pietro, persuadée que son fils n'ait épousé cette fille que pour lui faire de la peine, et la sœur de Pietro ("ma sœur, c'est une dingue", prévient-il Giuliana). Plus quelques personnages dont on parle mais que l'on ne voit pas, des anciens amours, des connaissances, un médecin et deux poulets fermiers. Dans une mise en scène légère et efficace de Marie-Louise Bischofberger, Je t'ai épousée par allégresse se laisse regarder - comme vivent ses personnages - sans déplaisir.

Le texte de Natalia Ginzburg - bien écrit, dynamique mais parfois s'égarant dans des digressions ou des répétitions inutiles qui cassent le rythme - est servi par une distribution plutôt réussie bien que inégale. Stéphane Freiss (dont je vous avais déjà parlé ici à propos de la pièce de Lars Noren) est, comme toujours, superbe: une maîtrise du phrasé sans fautes, un effet comique précis comme le scalpel, des silences calculés à la milliseconde, un sens de repartie inné face aux femmes désemparées ou hystériques (tout comme chez Lars Noren, en somme). Face à lui Valéria Bruni-Tedeschi est un mystère: elle possède à la fois les gestes et les intonations italiens des plus pittoresques, mais sa voir est si monocorde et son phrasé si étrange que l'on décroche vite de ses monologues lassant. Au fond, elle joue toujours le même personnage, une femme qui, au mieux, n'a pas de prise sur sa vie, au pire, une femme désespérée. Et pourtant, elle possède un je-ne-sais-quoi qui fait que, à chaque fois, je tombe dans le piège et j'ai envie de la revoir. Finalement, c'est dans la scène de la danse finale, où toute l'assemblée se lâche sur les motifs de Felicità... que l'on se sent enahi par le charme et la présence de Bruni-Tedeschi sur scène et que l'on se dit: oui, c'est une femme allègre!
Edith Scobb dans le rôle de la mère est le pendant de la Valéria Bruni-Tedeschi pour ce qui est des intonations dans le sens où elle n'en a qu'une (celle d'une vieille bourgeoise irritée, ou plutôt la caricature de cette dernière) - et elle en use et en abuse tant qu'au bout de dix minutes de sa présence sur scène, on n'en peut plus. Armelle Bérangier dans le rôle de la sœur ne manque pas de piquant et justement, relève le niveau avec le peu de paroles que son rôle lui donne à prononcer. Enfin, Marie Vialle est juste ce qu'il faut dans le rôle de Vittoria - la domestique indomptable mais si séduisante de désobéissance et de désinvolture, mais on l'aurait appréciée encore plus si elle forçait moins son jeu.



Au final, une pièce très italienne que l'on apprécie davantage pour le texte que pour son interprétation, et qui gagnera peut-être en qualité au fur et à mesure. Pour l'instant, profitez du fait que la salle soit presque vide pour passer au kiosque de la Madeleine (ou de Montparnasse) pour y prendre des billets à moitié prix.

En pratique:

Théâtre de la Madeleine
De mardi à samedi à 21h, samedi 18h30, dimanche 15h
Jusqu'au mois d'avril
Tarifs: de 18,5€ à 42€

A lire aussi: la critique sur le blog des Trois coups.
A voir: quelques extraits du film italien avec Monica Vitti: ici et ici.
(C) photos: Pascal Gély

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lundi 9 février 2009

(Expos) Gainsbourg 2008 à la Cité de la Musique

Comment exposer la musique autrement qu'en l'interprétant en concert ou en enregistrant un disque? Telle est la question que je me posais en allant à l'exposition Gainsbourg 2008 (2009, maintenant, mais "Gainsbourg 2008" a l'air d'être une trademark - après réflexion, c'est probablement pour fêter le 80e anniversaire de l'artiste).

Il est vrai que Gainsbourg se prête au jeu plus facilement que n'importe quel musicien - peintre, compositeur, chanteur, réalisateur, agitateur... il en a laissé, de traces! Mais comment rassembler le tout, de façon à faire ressortir un personnage? C'est Frédéric Sanchez, créateur musical plus qu'ambigü: ses intérêts vont d'ambiances musicales pour les défilés Prada ou l'Hôtel Costes aux bandes-son des expositions comme celle de Gainsbourg ou celle, à venir, de Ange Leccia au Musée Bourdelle. Son dada? Les associations d'images et d'idées (et de sons, rajouterais-je). Bingo! C'est exactement ce que fut Gainsbourg - une image, une idée, un son. En route pour une exposition des plus déroutantes!

Déroutante, je l'imagine, l'exposition le sera pour de nombreux visiteurs qui viendront la découvrir seuls. J'ai eu de la chance d'avoir une guide - ce que je vous conseille de faire vivement, tant sa présence m'a aidée à apprécier l'exposition et à éviter certains aspects dérangeants. Sur le papier, l'organisation est classique: quatre périodes, la "bleue" (1958-64), Les idoles (1965-69), La Décadanse (1969-79) et Ecce Homo (1979-...). Mais, dans la salle, tout se passe bien différemment: l'espace est organisé par une vingtaine de "totems" (sic!), à savoir des colonnes rectangulaires divisées en rectangles, dont certains comportent des écrans et d'autres, de simples photos. Chaque colonne représente une idée, une image, une collaboration marquante (Je t'aime moi non plus), un goût (la peinture, le jazz...) ou une histoire (les parents, Théodosie...) Les hauts parleurs disposés près de chaque colonne permettent d'écouter des témoignages (comme celui de Barbara, très intéressant), des vidéos, des films ou des dessins animés.



Ce brouhaha est complété par une installation sonore made by Frédéric Sanchez: au-dessus de nos têtes, des haut-parleurs diffusent en permanence des textes de Gainsbourg lus par des artistes qui ont partagé sa vie ou l'ont inspiré, tels Isabelle Adjani, Vanessa Paradis, Juliette Gréco ou Jacques Dutronc. C'est probablement l'aspect que l'on apprécie le moins, tout simplement parce qu'on ne parvient pas à saisir les textes prononcés, mais simplement les intonations et certains mots qui résonnent dans les (rares) moments de silence. Sur le mur de gauche, un autre aspect de Gainsbourg - Gainsbourg-collectionneur, Gainsbourg-poète, Gainsbourg-peintre (un autoportrait que j'ai trouvé vraiment réussi, ressemblant et dérangeant tout comme son modèle).

L'intérêt du guide, justement, était de savoir à quel moment passer à quel élément, de passer de colonne en colonne en attirant notre attention sur tel ou tel détail et en servant, finalement, de fil directeur qui manque à la conception de l'exposition. Son rôle me faisait penser à une situation suivante: imaginez, devant vous, un petit tas de pierres précieuses, jaunes, rouges, vertes, des diamants, des saphires... Vous êtes éblouis, vous ne savez que choisir et vous finissez par fixer les pierres sans les toucher. Imaginez maintenant qu'un joaillier vienne - non faire un bijou à votre place - mais simplement vous indiquer quelles couleurs vont mieux ensemble, mettre un topaze à côté d'un amétiste et vous faire apprécier le lien entre les deux. Devant vos yeux, un véritable kaleïdoscope, changeant, comme dans les temps de notre enfance. Et puis, à la fin, vous avez le droit (les enfants en ont parfois si envie!) de tout mélanger à nouveau. Vous avez du temps libre, parcourez, mélangez, écoutez ce qui bon vous semble.

Au final, une mise en espace intéressante et un retour sur un personnage hors du commun...

En pratique:
Gainsbourg 2008
Jusqu'au 15 mars
Cité de la Musique
Tarif: 8 euros
Visites gratuites: samedi et dimanche, 14h, 15h, 16h (30 min) - ce n'est pas ce que j'ai essayé (la mienne était une visite privée pour un groupe), mais je pense que ça doit être pas mal quand même.
Sinon, organisez un groupe de copains et commandez une visite guidée! Maintenant que tout le monde est sur Facebook, ça devrait être fingers in the nose, non?

Crédits: AFP pour la photo de l'exposition

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vendredi 6 février 2009

(Resto) Le Vieux Chêne, du raffinement vs. comfort food

Aux dernières nouvelles, c'est toujours l'hiver, et on a encore envie de viande... Qu'importe l'inventivité du chef, l'un quatre des convives finiront toujours par prendre une bonne entrecôte au gratin dauphinois! Et ce sera dommage, car ils auront raté bien d'autres merveilles autrement plus originales. Heureusement, ce soir-là, il y a eu à table des amateurs de bonbons au foie gras, de cailles, de cabillauds et de millefeuilles pralinés... Lorsque vous passerez le quartier Faidherbe-Chaligny du 11e arrondissement, ne manquez donc pas de prendre la petite rue Dahomey où se trouve Le Vieux Chêne, un bistrot original dont la carte de vins est propice aux discussions œnologiques enflammées.

Ces discussions, la salle a dû en entendre beaucoup. D'ailleurs, sur le mur, le tableau des alcools rares se termine par un magnifique "On aimerait les consommer sans modération... malheureusement, ils sont trop rares!" Le mur en briques me rappelle New York, et la petite bibliothèque (avec, notamment, beaucoup d'ouvrages sur le vin) pourrait égayer bien des conversations... Mais nous n'avions pas besoin d'aide: notre choix se porte sur un excellent Volnay du domaine Mikulski, un nouveau venu sur la carte qui n'aura pas attendu longtemps avant d'atterrir dans nos verres. S'en suivent des entrées qui font venir l'eau à la bouche et que je ne pense même pas prendre en photo tant j'ai hâte d'y enfoncer ma fourchette: des bonbons de foie gras poêlé (un poil trop gras à mon goût - l'enrobage en papillote retient le gras du foie gras qui sinon serait parti en fondant) sur un lit de topinambour (ce n'était pas du topinambour, mon son cousin plus raffiné dont j'ai oublié le nom), une Crème de cocos, marrons confits à l'huile de noix, sauge et lard artisanal fumé, et surtout - le vainqueur des entrées! - la Crème brûlée de foie gras à la queue de bœuf, consommé: un vrai régal pour les papilles, la queue de bœuf rappelle un peu la chair de canard et se marie parfaitement avec le côté crémeux et le goût luxuriant du foie gras.

Pour les plats, laissons les quatre carnivores savourer leurs entrecôtes (la bleue, parfaite, et la saignante - à peine trop cuite) - notons au passage que ceux qui tentent encore de penser à leur ligne pourront remplacer le gratin dauphinois par des légumes, et notamment une poêlée de champignons très réussie. Le gagnant a donc choisi - après une hésitation, digne de l'âne de Buridan, entre le Demi canard croisé, cuisse confite et filet rôti, aux coings et au céleri et les Filets et cuisses de caille poêlés sur lit croustillant, liserons d'eau - le dernier plat. Parfaitement tendres et goûtus (ce que je n'attendais pas de la chair de caille), lesdits filets et cuisses sont disposés sur un lit de liserons d'eau délicieux, un goût qui m'a rappelé le voyage au Vietnam, mais en plus fin encore. Une Papillote de cabillaud au potiron, léger fumet d'agrume complète le tableau de notre table très "casual gourmet".

Pour les desserts, ne ratez surtout pas le millefeuille, croquant et moelleux à la fois (croustifondant, diraient certains), avec un petit fond praliné à en pâlir!


En pratique:

LE VIEUX CHÊNE
7, rue Dahomey
75011 Paris
tel : 01 43 71 67 69
Métro(s) : Faidherbe-Chaligny

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mardi 3 février 2009

(Ciné) Mon palmarès 2008

Je perpétue ma tradition du palmarès des films - depuis quelques années, en janvier, je repense à ce que j'ai vu l'année précédente et choisis mes vainqueurs perso, histoire de ne pas me focaliser trop sur les Césars et autres Oscars à venir. Sur certains points, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout d'accord avec eux! Et puis parfois, le consensus pointe son nez, et je me réconforte alors dans la douillette sensation d'être enfin... comme tout le monde.

Avant le roulement de tambours, voici quelques super statistiques (je suis chiante, je sais - mais j'ai toujours aimé l'ordre) (sauf quand c'est ma cuisine) (ni le salon): l'année dernière, j'ai vu 33 films (dont trois ou quatre à la télé ou en DVD, ce qui confirme donc que ce n'est absolument pas la peine de baver devant l'abonnement illimité de Gaumont). De ces 33 films, j'ai vu autant de films français que de films américains (c'est génial d'être dans la moyenne), pas mal de films israéliens, quelques films européens et un seul (!) film asiatique.

Parmi ceux-là, voici mes préférés:


Le meilleur film

Into the wild de Sean Penn, parce qu'aucun film n'a su m'insuffler un tel élan vers l'inconnu, aucun ne m'a paru avoir un message aussi fort (que l'on y adhère ou pas, personne ne me voit aller gambader dans l'extrême nord à cueillir des baies, là n'est pas le message).

Du point de vue formel, la réalisation, la photographie, la direction des acteurs, les acteurs eux-mêmes... Tout me semble... non pas parfait. Mais juste. Et finalement, c'est ce que l'on recherche lorsqu'on va voir tous ces navets au cinéma: trouver la perle rare, la révélation cinématographique. Ce fut pour moi Into the Wild, vu il y a un an et auquel il m'arrive encore à repenser.

Le pire film :

(catégorie très difficile. J'ai dû exclure Smiley face (c'était une erreur de ma part de l'avoir vu), MR73 (je n'aime pas les films violents, j'avais qu'à pas y aller), Sex and the City (c'était mauvais, mais pour rien au monde je ne l'aurais râté), La fille de Monaco (car il y avait quand même Luchini))

Le prix est donc attribué ex aequo à La guerre selon Charlie et Be Happy! (clap clap clap)


Et puis, mes petites mentions spéciales:

Meilleur acteur dramatique : Javier Bardem pour No country for old men
Meilleure actrice dramatique : ex aequo Ronit Elkabetz dans Les Sept jours et Keira Knightley dans Atonement
Meilleur espoir féminin : Kristen Stewart dans Into the Wild

Meilleure actrice dans une comédie : Ellen Page dans Juno
Meilleur acteur dans une comédie : Brad Pitt dans Burn after reading

Meilleure comédie : Sparrow

Le film le plus chiant : La fabrique des sentiments

Meilleur film dans la "tradition française" (whatever that means) : Un Conte de Noël

Meilleure musique : Sparrow



Vous pouvez voir la totalité de mon palmarès en cliquant ici.


Mon top 10 en DVD (certains ne sont pas encore sortis - ou ne sortiront jamais, donc il n'y en a que cinq):


Attendez! Ne partez pas!


Car il y a aussi un autre palmarès, celui des films que j'aurais aimé voir mais que je n'ai pas vus. L'année dernière, il y en a eu trente-six... (ce qui prouve qu'un abonnement Gaumont pourrait se loger dans mon portefeuille si quelqu'un voulait bien me dire où est-ce que je peux m'abonner pour un forfait de temps libre, disons, 15h par semaine)

Les trois films que je regrette le plus de ne pas avoir vu :
Les Plages d’Agnès (que j'ai essayé de repêcher pendant le festival Télérama, mais c'était complet)
The Duchess
It’s a free world de Ken Loach

La liste des films que j'aurais aimé voir mais que je n'ai pas vus ici.

Et vous, quels sont vos préférés? Ceux que vous avez le moins aimés? Avez-vous des pronostics pour les Césars?

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