(Musique) Give Me That Slow Knowing Smile, le nouvel album de Lisa Ekdahl: une merveille! | Une Russe à Paris
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mardi 24 mars 2009

(Musique) Give Me That Slow Knowing Smile, le nouvel album de Lisa Ekdahl: une merveille!

Sept ans après son dernier album en anglais, l’excellent Heaven, Earth And Beyond, Lisa Ekdahl sort – enfin ! – un nouvel album. La France a le privilège de l’avoir une semaine avant tout le monde… profitons-en donc. On connaît Lisa Ekdahl pour ses formidables reprises de grands classiques du jazz, pour sa voix fruitée-acidulée qui n’est pas sans rappeler la feu Blossom Dearie, et ses arrangements aériens (et aussi, pour les tarifs faramineux de ses concerts, même quand elle joue en Scandinavie, mais passons).

Avec Give Me That Slow Knowing Smile, Lisa Ekdahl rompt avec l'atmosphère mi-jazz mi-bossa nova de ses albums précédents pour s'orienter vers la folk/pop (le genre qui a le vent en poupe depuis les débuts de Norah Jones). Un album dont elle signe à la fois la musique et les paroles - un véritable soleil musical et poétique sous lequel les fans de l'artiste ne manqueront pas de venir se réchauffer. Cet album lui gagnera sans doute de nouveaux fidèles (les derniers qui résistaient, et qui seront séduits par ces chansons dont - oh miracle! - on se souvient et qui donnent envie de danser.

Pour vous donner un avant-goût haut en couleurs, voici une vidéo de la chanson One Life, où Lisa Ekdahl révèle son profil de Catherine Deneuve et ses sourcils d’Emmanuelle Béart et nous rappelle que nous n'avons qu'une vie, qu'un seul visage...

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Des sonorités transparentes et poudrées surgit la voix toujours cristalline de Lisa Ekdahl: les arrangements sont encore meilleurs qu'avant, avec une belle conversation entre la voix et le piano, entre les choeurs et la guitare, et des touche d'électro-acoustique vintage par ci par là pour donner une couleur dominante à l'ensemble. Ces neuf ballades sont un parfait compagnon de voyage pour un road trip à l'intérieur des Etats-Unis, en printemps, à regarder l'éternité de la route et l'or des champs de maïs (transgénique, mais beau quand même).

Il y a, dans cet album, un côté rétro délicieux et en même temps différent de celui qui a toujours été associé à la voix de Lisa Ekdahl - cette fois-ci, peut-être parce qu'elle compose enfin elle-même, elle s'affranchit du fantôme de Blossom Dearie pour voler de ses propres ailes. Ses textes délicats dont les mots se détachent tels des perles d'un collier tombé sur un escalier de marbre, tombent parfaitement sur les mélodies pures devenues moins insouciantes qu'avant. On s'y regarde comme dans une boule de cristal et l'on s'y trouve beau.


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