mercredi 24 juin 2009

Pouquoi donne-t-on?

Aujourd’hui, dans le métro, j’ai acheté mon premier « guide des restos pas chers ». Cela fait presque neuf ans que j'habite à Paris, et je viens de me rendre compte que je n’en avais jamais acheté… En marchant jusqu'au bureau, je me suis mise à me remémorer l’historique de mes actions charitables et à me demander : pourquoi donne-t-on ?

En Russie, les touristes sont souvent surpris par le nombre de mendiants dans la rue. Les locaux, en revanche, y décèlent très vite les "professionnels" et ne donnent, généralement, qu’à quelques catégories de mendiants : dans les années 1990, on donnait toujours aux invalides d’Afganistan, ces jeunes aux destins (et, souvent, aux jambes) broyés qui ne recevaient une allocation qui ne leur permettait même pas de manger à leur faim. Pour ma part, je ne donnais qu’aux petites vieilles que l'on aperçoit souvent au détour d’un couloir de métro, la main creuse comme une louche. Pas de carton « j’ai faim », pas de petite chaise – debout, la main tendue, le regard baissé. Beaucoup ne recevaient (et ne reçoivent) que des pensions de misère, souvent moins de 100 euros par mois, pour un coût de la vie presque comparable à celui de la France… D’autres, n’osant pas mendier, vendent le peu de choses qu’il leur reste : le plus souvent, des livres. Le souvenir d’une petite vieille, debout (toujours debout) à côté d’une librairie moscovite, avec un volume de Plutarque dans chaque main, me hante encore aujourd’hui : être passée en vitesse sans les acheter est ma plus grande honte.


En arrivant en France, j’ai mis un peu de temps à comprendre la structure locale des mendiants et des sans abris : admirablement (pour une Russe) pris en charge par les Restos du cœur et autres organisations, ils en pâtissent car, justement, les Français, préfèrent souvent donner à une organisation qu’à un mendiant « sans recommandation » (sans recommandation, on ne trouve ni job ni nourriture en France…).

J’ai commencé par donner aux musiciens : 95% d’entre eux me cassent les oreilles tous les jours, aussi avais-je décidé de récompenser ceux qui jouaient un peu mieux. Certains, comme les saxophonistes du week-end, sont tout bonnement excellents. Je me suis amusée à reconnaître la sonorité des musiciens russes avant de voir leur tête (en général, j’ai raison) – comme ce musicien qui joue très bien la polyphonie de Bach à l’accordéon. J’ai quelquefois donné de l’argent aux mendiants-orateurs, aux mendiants à la tête honnête, aux mendiants jeunes… J’ai envoyé des chèques aux Restos du cœur, aux Artistes du pied et de la main… Et puis voilà, aujourd’hui, le premier guide des restos pas cher. Je me demande si les suivants, ceux à qui je ne l’achèterai pas, seraient gênés de prendre de l’argent sans donner le guide en échange. Je regrette de ne pas avoir de tickets resto ni de tickets métro pour éviter le problème.

Tous les jours, je vois un SDF qui occupe un morceau de trottoir au-dessus de la sortie d’air chaud. Un jour, j’ai été surprise de le voir, les lunettes sur le nez, plongé dans la lecture d’un journal : pour l’avoir entendu parler (ce n’étaient plus que des sons, les mots ne sortaient plus de sa bouche édentée), je pensais qu’il était incapable de lire. Tous les jours, quelqu’un lui apporte tous les jours du café chaud le matin et s’arrête pour parler avec lui. Il a dû lui laisser le journal... Je me dis que je devrais lui apporter un livre, peut-être les Trois Mousquetaires en version poche (pas sûre qu’il puisse tenir un plus gros livre entre ses mains tant il a l’air faible).

On me dit : « Tu sais, n’importe qui peut devenir un SDF, même un chef d’entreprise, j’en connais un d’ailleurs. » Alors, donne-t-on parce qu’on a peur, nous aussi, de manquer ? Donne-t-on pour ne pas se sentir mal à l’aise devant cette misère mise à nu (et pourtant, on se sent gêné aussi en donnant, on n’ose pas les regarder dans les yeux de peur qu’ils ne lisent de la pitié dans les nôtres) ? Donne-t-on pour se sentir une meilleure personne ? Donne-t-on aux uns pour obtenir le droit moral de refuser à d’autres ? Donne-t-on de l’argent pour ne pas avoir à donner autre chose (du temps, de l’attention – combien coûte notre attention ?) Donne-t-on pour avoir l’impression de sauver le monde ?

Et vous, pourquoi donnez-vous ? Que donnez-vous ? Donnez-vous ?

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mardi 23 juin 2009

(Art urbain): Envahir la ville

On m’a toujours dit que dessiner sur les murs (palissades, papiers peints...) n’était pas bien. Les enfants des propriétaires précédents de notre appartement servaient d’exemple éternel « d’enfants désobéissants qui dessinent sur les murs » - j’acquiesçais sagement, car 1) leurs dessins n’étaient pas beaux ; 2) à cause d’eux, je ne pouvais pas en faire de plus jolis to prove them wrong. Les temps ont changé, et, aujourd'hui, ma mère me parle avec enthousiasme d’une famille de peintres qui ont donné un mur entier à leur fille de trois ans qui a droit d'y faire ce qu’elle veut. Il paraît que le résultat est superbe. De mon côté, je me suis rendue compte que « dessiner sur les murs » ne se réduit pas à tagguer les voies SNCF ou à écrire des grossièretés dans l’escalier de l’immeuble, mais que cela peut bel et bien être de l’art.

Voici donc quelques exemples, à travers le monde, de la façon dont l’art peut envahir la ville (un clin d’œil à Musée haut, musée bas qui, lui, avait affaire au problème inverse).


Mais il y a envahir et envahir : certains artistes utilisent les murs de la ville comme un simple support pour leurs œuvres (Misstic) ; d’autres incrustent leurs œuvres dans le paysage urbain jusqu’à ce qu’ils n’en fassent qu’un (Space Invader ou Jan Vormann) ; d’autres encore ressuscitent l’ancienne tradition du trompe l’œil en fusionnant l’œuvre d’art avec le paysage urbain (Ernest Pignon Ernest); enfin, d’autres encore masquent le mur entièrement en le transformant en une géante œuvre d’art. Les techniques utilisées sont infinies, de la peinture au pochoir à la peinture au pinceau, de la mozaïque aux sérigraphies papier… Tout un monde à découvrir !

Si je n’ai jamais vraiment compris Space Invader (tout simplement parce que, esthétiquement, je trouve ça laid et que je ne capte pas son message – je n’ai jamais joué à Space Invaders), j’adore le Dispatchwork de Jan Vormann : il s’agit de « panser » les plaies des bâtiments à l’aide d’éléments de Lego multicolores… Commencé à Bocchignano près de Rome, le Dispatchwork a également envahi les rues de Tel-Aviv et de Jaffa, ainsi que de Berlin (où la plupart des plaies ainsi comblées datent de la Seconde Guerre mondiale) – c’est là que cette technique revêt un sens plus politique, avec une idée – très utopiste, mais si belle – de réparer des blessures de guerre avec des jouets d’enfants, mais aussi de faire jouer les adultes au lieu de leur faire faire la guerre. (à ce sujet, lire une interview de Jan Vormann ici (en anglais)).

Je viens également de découvrir les trompe-l’œil d’Ernest Pignon Ernest et surtout son travail à Naples : des magnifiques et noires œuvres de Caravage semblent vomies par les murs crasseux napolitains… Pour lui, « les lieux [ont] davantage à donner que les murs d’une galerie » - et, dans ces lieux, il s’applique à « rendre visible ce qui échappe à l’œil » et à révéler les différents « strates de mémoire enfouies sous la pierre ».

Voici un extrait d’une interview d’Ernest Pignon Ernest où il parle de son travail à Naples :

« Je réfléchis à l’endroit où je mets mes images. La présence des murs, leur matérialité, la lumière, l’heure du jour, sont à prendre en compte. A Naples j’ai, scrupuleusement, été attentif à tout cet environnement. Mes images représentaient la mort. Je les ai collées durant mes différents séjours, la nuit du jeudi au vendredi Saint. Rencontrer une telle image le jour de Pâques modifie la perception que l’on a d’elle. Sa lecture s’en trouve renforcée. Elle ne résonnera pas de la même façon dans ce contexte. Même pour moi qui suis athée. Je suis touché par ce genre de représentation dans ce moment particulier de la Passion. Sans l’opposer au musée ou à la galerie, la découverte d’une œuvre dans ces conditions est une expérience différente. »

Enfin, un dernier genre que j’apprécie énormément, c’est la peinture murale sur des murs « sourds » ou encore des « brandmauer » (murs réfractaires) comme on les appelle en russe : il y en a beaucoup à Saint-Pétersbourg depuis que beaucoup de bâtiments ont été détruits pendant la guerre et n'ont jamais reconstruits ; les murs qu’ils jouxtaient sont restés sans fenêtres, « muets », donnant généralement sur un square ou une cour… Aujourd’hui, c’est un support de prédilection des artistes urbains qui participent avec plaisir à des concours pour occuper tel ou tel mur (à droite, un morceau du projet vainqueur pour l’immeuble 21, rue de Barmaleev ; vous pouvez voir les autres projets pour ce même mur ici – les derniers sont des dessins d’enfants; ainsi que des photos qui racontent la réalisation de la peinture ici). Ces projets se multiplient et sont donc approuvés par les autorités, cela égaye souvent le paysage dans les quartiers-dortoirs, mais il y en a beaucoup aussi dans le centre-ville (quelques exemples ici).

Pour finir, je vous rappelle également l'existence de l'hybride art urbain/dessin animé avec, entre autres, l'excellentissime Blu et son dessin animé Muto dont j'avais parlé ici - si vous ne l'avez pas encore vu, n'hésitez pas, c'est vraiment génial.

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dimanche 14 juin 2009

(Restos) Krung Thep, l'un des meilleurs thaïs de Paris

Une fois n'est pas coutume, j'ai pointé le nez dans un arrondissement à deux chiffres qui n'est pas le 14e ou le 15e pour une petite balade entre Oberkampf et Belleville couronnée par un dîner chez Krung Thep, un excellent restaurant thaï situé en bas du parc de Belleville dans le 20e. En se promenant, on a vu passer une bonne dizaine de restaurants où l'on aurait bien dîné, mais qui ne nous ont pas détourné du but du voyage... Car, finalement, les signes extérieurs d'un restaurant où l'on mange bien varient d'un pays à l'autre (combien de Russes j'ai vu faire fi devant des petits restos et cafés adorables sous prétexte que la déco avait l'air viellot ou qu'ils étaient petits? Pour eux, la déco d'un bon restaurant, ce fut le café Costes...) En Italie (du moins, dans le centre du pays et surtout dans les grandes villes), je me fie toujours aux nappes à carreaux rouges, toujours un signe d'une cuisine familiale et sans chichis, succulente et pas chère, faite avec des produits venant des villages des alentours...

J'ignore quels sont les signes d'un bon restaurant thaï en Thaïlande. Je sais, en revanche, qu'aucune personne saine d'esprit n'aurait songé à pousser la porte de Krung Thep: la devanture non seulement ne paie pas de mine, elle peut difficilement être qualifiée de devanture tant on a l'impression qu'il s'agit d'une antenne du PS désaffectée. Sur la porte, quelques stickers indiquent une sélection Gault et Millau datant de 1999 (qui doit être l'année où le copain qui nous y emmène y est allé pour la dernière fois), mais aussi un sticker du Télérama Sortir 2009 (things are looking up!)

A l'intérieur, les serveuses affairées ne font guère attention aux clients, nous occupons notre table en nous pliant en quatre (impossible d'éviter de heurter le dos du gros mangeur assis derrière nous) - il s'agit de grimper sur une sorte de banquette/perchoir pour s'assoir autour d'une table basse thaïlandaise, montée à la hauteur d'une vraie table (la constrction est aussi alambiquée que cette phrase). En général, tout le monde décrie Krunt Thep pour son service peu aimable, mais j'ai trouvé les serveuses plutôt sympa, l'une a même eu la patience à nous répéter dix fois comment on dit "merci" en thaïlandais (c'est très dur, mais si l'on l'imagine prononcé avec un accent polonais, ça donne quelque chose comme "kaponka").

La carte doit avoir cent cinquante références, entre entrées, salades, plats, soupes et desserts - nous goûtons donc une salade au pamplemousse, absolument exquise et où le pamplemousse a un goût légèrement différent de celui que l'on connaît; ainsi qu'une salade à la papaye verte, très fraiche - une sorte de coleslow thaïlandais moins la mayonnaise (heureusement). Nous n'avons que des fourchettes et des cuillères - il faut demander les baguettes. Nous enchaînons sur du bœuf sauté aux noix de cajou, ainsi qu'un plat de beignets de soja aux légumes, très joliment présentés et aussi parfumés que les entrées, bien que je trouve le bœuf un peu trop cuit à mon goût. En dessert, une mangue fraîche à tomber par terre (j'ai fini par travailler le noyau au corps!) et des gâteaux au riz gluant emprisonnés dans des feuilles de bananiers, exquis.

Le restaurant n'est ouvert que le soir, aussi profitez de ces soirées d'été pour faire une balade et prendre un apéro dans Belleville avant d'y aller! A essayer absolument:  le fait que la qualité soit restée la même depuis plus de dix ans plaide en leur faveur... Réservation indispensable.

En pratique:

Krung Thep
93 rue Julien Lacroix
75020 PARIS
T 01 43 66 83 74
Métro Belleville, Pyrénées
Ouvert de 19h30 à 22h30
A la carte 25€

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mercredi 10 juin 2009

(Expos) Le nouveau musée Magritte à Bruxelles, premières impressions mitigées

Il y a quelques mois, lors d’un week-end bruxellois, j’avais aperçu, sur une place que je connais si bien et qui ne change jamais, quelque chose de nouveau… et de si familier : l’hôtel Altenloh enveloppé d’une bâche révélant l’un de mes tableaux préférés de Magritte. Le nouveau musée Magritte a ouvert le 2 juin, et j’ai pu le visiter le week-end dernier, entre deux morceaux de gaufre et un ciné (mais si, mais si, on était venu exprès pour le musée).

Magritte est l’un des peintres avec lesquels j’ai appris à regarder la peinture – moi qui, petite, préférais de loin la sculpture, avais du mal à rester plusieurs minutes devant un tableau complètement plat. Curieusement, les tableaux de Magritte sont plats de chez plats – très souvent sans perspective, une sorte de collage peint, ils attirent l’œil et semblent faciles d’accès. Parfait pour un enfant ! Plus tard, je m’en suis détournée pour lui préférer les impressionnistes, puis l’Ecole de Paris… et puis, au fil de mes cours de sémiologie et de mes lectures de Roland Barthes, j’y suis revenue, avec un nouveau regard, et enfin la capacité de passer des heures (oh allez) (des minutes) à décrypter le tableau.

Je me réjouissais donc de découvrir ce nouveau musée, le premier à être entièrement consacré à Magritte. Je ne puis m’empêcher de mentionner le début foireux de la visite : en attendant un ami revenir du vestiaire, j’en profite pour faire une photo – sans flash ! - du vestibule décoré avec des photos des œuvres de Magritte. Une employée du musée se jette tout de suite sur moi, me disant que non seulement on ne pouvait pas faire de photos dans le musée (je regarde, mais il n’y a aucun signe), mais qu’elle était obligée de me demander de « deleter » la photo » (les Belges ne doivent pas connaître le mot « supprimer »). Légèrement énervée, je supprime quand même la photo (la nana lorgne sur l’écran de mon appareil pour vérifier). Je range l’appareil dans mon sac, et on se dirige vers l’entrée, mais elle rapplique : « vous devez rendre votre sac au vestiaire », qu’elle me dit. Devant moi, une femme s’engouffre dans les salles du musée en gardant son sac. Il paraît que le sien est plus petit… (et pourtant, le mien a la taille d’un birkin bag tout à fait normal – décidément, les Belges ignorent tout des tendances actuelles – que feraient les modeuses qui viendraient avec un maxibag ? Pendant tout le trajet, je me suis demandée quel objet mystérieux aurais-je pu dérober au musée – mais non, il n’y avait pas de tableau plus petits que le format A3, et tout le reste était sous verre… Quels emmerdeurs, vraiment.

Pour en revenir à la partie artistique (quand même), la collection permanente se compose de 200 peintures, une cinquantaine de photos, une centaine de documents (lettres, tracts…) et une quinzaine d’objets ; le tout disposé sur trois niveaux dans l’ordre chronologique. La sélection des œuvres est intéressante, bien que beaucoup de classiques manquent à l’appel comme, par exemple, la série des chapeaux-melon. Pour ce qui est de Magritte-réalisateur, personnellement, je trouve peu d’intérêt au résultat ! En revanche, son travail pour la publicité m’a paru intéressant.

Plongées dans le noir presque total (scénographie de Winston Spriet), les œuvres de Magritte paraissent bien plus sinistres que ce que j’avais l’habitude de penser ! Même ses bleus semblent empreints de gris, et le tout manque de couleurs. Si l’on y ajoute la luminosité si particulière de Bruxelles (le ciel gris semble commencer à la hauteur du troisième étage), le coup de déprime est garanti ! A moitié endormie, je suis tout de même prête à lire toutes les explications pour en apprendre un peu plus sur l’évolution de l’œuvre de Magritte… Peine perdue, les explications se résument à quelques dates avec des explications style « 1934. Fermeture des galeries représentant les travaux de Magritte » (va savoir pourquoi). Sur les murs – les citations de Magritte, certaines très réussies, d’autres lassantes. Les cartons n’indiquent que le titre de l’œuvre, la date ainsi que la provenance, mais rien de son histoire ni de son style.

Les journaux chantent les louanges du musée et de sa démarche pédagogique, mais je pense qu’ils l’ont visité avec un guide et étaient munis d’un solide dossier de presse ! Sinon, comme Le Parisien aurait il pu y découvrir « le petit bourgeois bruxellois n'hésite pas, en une trentaine de toiles féroces, à bousculer le tout Paris artistique en 1948, dans un acte profondément surréaliste » ? Lorsqu’on y va en simple visiteur, on ne voit que « trente toiles », certains, avec un sens esthétique poussé, pourraient y voir « féroce » et remarquer « 1948 ». Mais rien ne vous est fourni pour lier ces éléments ni pour insérer l’œuvre dans son contexte. Vous vous retrouvez face à six pages d’un magazine truc-mouche de 1924, sans aucune explication, c’est tout de même barbant et frustrant !

Certes, on aurait pu prendre l’audioguide, mais ce n’est pas la façon dont je préfère de visiter les musées, et en plus, ça me donne l’impression d’être chez Ryanair : on vous fait rentrer pour 8 euros, mais pour comprendre quelque chose, vous devez soit acheter le catalogue, soit prendre l’audioguide payant (les toilettes étaient gratuites, sur ce point, ils se sont alignés sur Ryanair).

Finalement, cette visite ne fut pas le point d’orgue du week-end comme on aurait pu prévoir, même si je suis ravie de l’avoir vu ! Si vous y allez, voici de quoi remplir votre week-end :
  • restaurants (qui sont excellents à Bruxelles ; cette fois-ci nous avons essayé Il Passatempo, un italien absolument fabuleux, et Le Fourneau, un restaurant à tapas fusion vraiment convaincant) ;
  • balades (de la place du Sablon à la Grande Place, un grand classique ; ou un festival au Parc Royal) ;
  • un moment pour bouquiner en prenant un thé chez Filigranes (finalement ce qui me manque le plus de ma vie à Bruxelles !) ; 
  • un moment pour déguster une gaufre au Café du Vaudeville dans la galerie de la Reine (photo) ; 
  • un moment pour filer au ciné Arenberg (toujours dans la galerie de la Reine) pour voir un film que vous avez raté à Paris (j’ai vu Still Walking, excellent).
Et cela vous laisse aussi un bon moment pour sortir les dossiers rapportés du bureau et vous plonger dedans pendant qu’il pleut. Parce que, bien sûr, Bruxelles ne serait pas Bruxelles si, à un moment, nous ne nous étions pas pris la pluie !

Illustrations:
1) Le Musée Magritte sous la bâche
2) Le Roi des Belges en visite au musée le 3 juin 2009
3) Magritte est partout: même sur le Thalys!
4) Une gaufre, galerie de la Reine.

En pratique:

Billets coupe-file (sans surcharge) pour le musée Magritte ici


Il Passatempo
Rue de Namur 32
+32 2 511 37 03

Le Fourneau
Place Sainte-Catherine 8
+32 2 513 10 02 (pas de réservation, venez soit à 19h30, soit vers 21h30 pour éviter d'attendre)

Café Vaudeville
Galerie de la Reine 11

Cinéma Arenberg
Galerie de la Reine 26

Filigranes
Avenue des Arts, 39-40. Ouvert 365j/an.
Allez-y le dimanche: le matin, il y a un peu moins de monde; dans l'après-midi, il y a souvent un pianiste qui fait des impro de jazz. A milieu de la librairie, il y a un café avec des tables où vous pouvez prendre autant de livre et les lire en sirotant un café avec une excellente tarte de la Tarterie de Pierre.

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lundi 8 juin 2009

(Jazz) Igor Bril au New Morning

Nul doute, les musiciens russes sont réputés dans le monde entier – mais il s’agit essentiellement d’interprètes de musique classique. Or, il existe, en Russie, d’excellents jazzmen. Parmi eux, Igor Bril est une légende – cela fait près de cinquante ans que ce pianiste venu de la musique classique se dévoue aux dieux du jazz.

Je ne fais que très rarement des annonces sur ce blog, et pourtant, je trouve que le jazz russe est si peu présent sur les scènes françaises que cela vaut la mention ! Ce mercredi 10 juin, Igor Bril se produira donc au New Morning dans un trio qu'il a formé avec ses deux fils-jumeaux, saxophonistes ténor et soprano. Une occasion unique pour découvrir le versant russe du jazz européen – et le fait d’être invité par l’un des meilleurs club de jazz parisiens sera sans doute une caution pour les méfiants !

Voici une petite vidéo de "Body and Soul" de Johnny Green jouée au piano par Igor Bril (je n’ai malheureusement pas trouvé de vidéo de son trio) :



Le jazz d’Igor Bril se réclame du mainstream européen, avec des incursions dans le jazz new age. S’il a adopté les lois du rythme jazz, son jeu reste ancré dans les règles académiques de ses débuts de pianiste classique. Son toucher impressionniste – tout en nuances et demi-tons – confère à ses improvisations un aura lyrique.Pour ceux qui y vont, n'hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé!

Bril Jazz Trio au New Morning
Mercredi 10 juin à 21h
7/9 rue des Petites Ecuries
75010 Paris

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jeudi 4 juin 2009

Les feux de l'amour... à la russe

Voici une annonce matrimoniale qui fait, depuis une semaine, sangloter de rire tous mes amis sans distinction de nationalité et qui bouleverse la blogosphère russe. Il s'agit d'un célibataire russe qui cherche une vierge de 16-20 ans pour mariage.

J'ai beaucoup hésité à les publier sur le blog, mais je crois que ce serait injuste de vous priver de cette catharsis par le rire... en fin de compte, je ne fais que diffuser une annonce... :-) Alors, l'annonce, la voici (infos prises ici):

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Igor
Russie, Saint-Pétersbourg
Âge: 39 ans 
Cherche JF de 16-20 ans.
Ce que je cherche: mon royaume s'agrandit, et toujours pas de Cendrillon décente en vue (sans mauvaises habitudes, avec une bonne apparence et une certaine inteligence (NB inteligence écrit avec un seul "l")), pour la transformer en une princesse capable de loyauté, fidélité et amour (sans passé intime (aka vierge), qui sait qu'il faut garder son honneur dès sa jeunesse).
Ne m'écrivez pas si vous êtes: mégalo qui pense être en possession du dernier cul de la planète; une looseuse usée par la vie; un déchet du marché du mariage; UNE PERSONNE A L'ORIENTATION SEXUELLE NON-TRADITIONNELLE; (écrit en majuscules)

Les idiots envieux: vos discussions, conseils et questions n'intéressent personne ici. Ne laissez pas de commentaires, ça ne m'intéresse pas. Ne proposez pas un corps à vendre - ça me dégoûte.

Ecrivez-moi seulement pour cette affaire concrète, la logorrhée sera ignorée.
But de la rencontre: mariage, fonder une famille.

Soutien financier: je n'ai pas besoin de sponsor et ne veux pas en être un.

Enfants: Non

Etat civil: Célibataire

Langues: russe

A quelle fréquence souhaiteriez-vous avoir des rapports sexuels? Plusieurs fois par jour

Expérience sexuelle hétérosexuelle: Oui, sexe uniquement (?)

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Je crois que je vais laisser cela sans commentaires. C'est trop grandiose...

Au-delà des dorures, ne passez pas à côté de la photo avec manteau de fourrure et babouches d'intérieur (тапочки). Et, pour ceux qui ne l'avaient pas vu à l'époque, jetez un coup d'oeil sur mon billet sur les filles russes, dont certaines pourraient être des candidates pour convoler avec notre amateur de dorures!



(si le diaporama Flickr n'apparaît pas dans votre flux RSS, cliquez ici pour le voir)

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