Le design entre dans la culture populaire
Ca y est, le design est entre dans la culture populaire ! Du moins, la culture populaire parisienne… Une consecration au Grand Palais (qui fait tout de même ce qu’il y a de plus abordable et pedagogique en terme d’expos grand public), ce n’est pas rien !
Le choix des oeuvres est plutot intéressant : pas mal d’oeuvres très recentes, une certaine mise en perspective avec des objets plus anciens sur des thèmes transversaux — la ligne droite, la courbe, etc.
Mes pieces favorites
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Table fleur avec tapis — Ombre chinee de table marguerites (2001, Hubert Le Gall) : poetique et inventive
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Pools & Pouf! (2004, Robert Stadler) : une piece ludique et surprenante
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Table Cinderella (2005, Jeroen Verhoeven) : une prouesse technique et esthétique
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Commode Chest of Drawers (1991, Remy Tejo) : l’icone du design destructure
Hubert Le Gall, Table fleur avec tapis (2001)
Jeroen Verhoeven, Table Cinderella (2005)
Le prix de la popularité
Cette dimension populaire a neanmoins un prix : on vise ici le spectaculaire, on cherche la facilite… et la concision. Design contre Design fait partie des « expos parisiennes de moins d’une heure ». Ceux qui en veulent plus n’ont qu’a acheter le catalogue — une semaine de lecture, c’est dire s’il y a peu d’explications dans l’exposition elle-même.
Et puis, il y a le fleau des audioguides. De moins en moins d’explications sur les murs, et des audioguides de plus en plus chers ! Au Grand Palais, on nous dit qu’il faut prendre l’audioguide car il n’y a « pas grand-chose comme explications »… 10 euros d’entree + 5 euros d’audioguide pour trois salles et demie, c’est presque insolent.
Je prefere de loin le Musée des Arts Decoratifs : mieux organise, plus inventif dans la mise en scene, et qui propose des audioguides gratuits.
Le verdict
Oui, si vous cherchez une expo pas prise de tete a voir avec des copains et que vous jugez les oeuvres d’après le critere « ira/ira pas bien dans mon salon ». Non, si vous avez plus de temps et n’avez encore jamais visite le Musée des Arts Decoratifs — commencez par celui-la, vous en apprendrez bien plus sur le design et son évolution.
** Note : 3/5**
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Pieces exposees : Spectaculaires et contemporaines
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Pedagogie : Quasi inexistante sans audioguide
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Points forts : Table Cinderella, Pools & Pouf!, Commode Remy Tejo
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Points faibles : Trop courte, audioguide payant, peu d’explications
L’expo d’une heure, un genre parisien
Faisons le portrait-robot: trois salles, des dizaines de pieces, un parcours fleche, et l’on ressort sur le parvis en moins d’une heure, la tete pleine d’images et l’esprit aussi clair qu’a l’entree. Ce format, quasi industrialise a Paris, a ses fans — il se glisse entre deux rendez-vous, il epargne les jambes — et ses detracteurs, parmi lesquels je me range: une exposition n’est pas un zapping.
Ce qui manque le plus, presque toujours, ce sont les murs. Pas de cartels, pas de chronologie, pas de contexte: les oeuvres flottent dans leur beaute, et le visiteur repart avec des photos de belles chaises. Heureusement, Paris compense par ailleurs: les musees a l’ancienne, ou les collections racontent une histoire, et ou l’on apprend ce qu’on est venu chercher.
Comment je choisis mes expositions
Regle personnelle: je privilegie les expositions organisees par des conservateurs qui aiment leur sujet — on les reconnait aux cartels qui respirent. Les grandes expositions « evenement » aux titres chocs sont souvent des machines a spectaculaire, concues pour la file d’attente et la boutique. Apres Design contre Design, j’ai tenu parole: retour aux Arts Decoratifs, et pas de regret.
