Un dimanche au Grand Palais… ou presque
On est jeudi, et j’en suis encore à raconter mon week-end… Et en plus, je dis toujours ne pas supporter les blogs « j’écris ce que je vois », du genre « Ah, je me suis acheté un jean, regardez sur la photo comment il est beau ! Et vous, vous portez des jeans, vous aussi ? »
Et pourtant, et pourtant… Je vais vous raconter (un tout petit peu) ma vie. Enfin, juste quelques heures du dimanche dernier. J’avais voulu voir l’expo « Design contre design » au Grand Palais. Mal m’en a pris, j’aurais dû prévoir que, un dimanche à 16h, on ne va pas voir les expos à Paris (et en plus, personne n’est parti le week-end de la Toussaint, je vous assure, ils étaient tous là, dans la queue devant le Grand Palais !)
La bonne chose, c’est que, craignant une crise de claustrophobie et d’agoraphobie aiguë qui n’aurait pas tardé à nous frapper si nous avions insisté à vouloir nous cultiver, nous avons changé de plans.
Un tour sur la Grande Roue
Vues depuis la Grande Roue : les toits de Paris à perte de vue
Eh oui, nous sommes allés faire un tour sur la Grande Roue de la place de la Concorde ! Vous ne pouvez pas vous imaginer le bien que ça peut faire ! D’une part, il faut bien, des fois, « faire les touristes » à Paris. Surtout pour ceux qui travaillent dans des banlieues lugubres où la beauté est un concept peu en vogue. Et aussi pour ceux qui lèvent rarement la tête pour voir la couleur du ciel.
Ce gris parisien qui rend la ville si belle
Il faisait gris, ce gris parisien qui rend la ville si belle, qui fait ressortir les dorures sur les façades grises, enveloppe d’une lumière opaque la mouette blanche couronnant la tête d’une statue, et me met dans une humeur des plus romantiques…
Inspirée, j’ai fait une belle balade à pied jusqu’à Odéon, en inspirant les derniers soupirs de l’automne.
Et voilà un dimanche parfait et peu terre à terre pour profiter de Paris — une éclipse venue de nulle part, le temps que tourne la grande roue…
À retenir. C'est finalement ce gris parisien si particulier, qui fait ressortir les dorures des façades, qui a transformé un changement de plans imprévu — un tour sur la Grande Roue plutôt qu'une expo bondée — en un dimanche parfait.
Informations pratiques
La Grande Roue, place de la Concorde (édition hiver 2007-2008) :
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Jusqu’au : 20 janvier 2008
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Horaires : de 10h30 à minuit tous les jours
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Prix : 8 euros
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Durée : environ 7-8 minutes (trois tours)
La Grande Roue aujourd’hui
La Grande Roue de la place de la Concorde est devenue depuis une tradition hivernale parisienne incontournable, réinstallée chaque année pendant la période des fêtes. L’expérience décrite ici — cette lumière grise unique, les dorures des façades, le sentiment de flotter au-dessus de la plus belle ville du monde — reste intemporelle. Que ce soit en 2007 ou en 2026, un tour de grande roue à Paris offre toujours ce même instant de grâce suspendu entre ciel et terre.
Paris vu par une Russe
Vivre à Paris quand on est russe, c’est naviguer entre deux mondes. On aime le croissant du matin mais on rêve de pain noir. On apprécie le calme des cafés parisiens mais on regrette les discussions passionnées autour de la table familiale. On admire l’élégance française mais on garde la franchise russe.
Ce double regard est ma richesse — et la raison d’être de ce blog. Chaque article est écrit avec deux paires d’yeux : ceux d’une Parisienne d’adoption et ceux d’une Russe de naissance. C’est dans cet entre-deux que naissent les observations les plus intéressantes.
Pour mieux comprendre la culture russe et ses liens avec la France, consultez mes articles sur la vie a Paris quand on est russe et les femmes russes entre cliches et réalité. Côté musique, je vous recommande aussi mon billet sur Radiohead et le téléchargement a prix libre d’In Rainbows, et côté théâtre, ma critique de Biographie sans Antoinette au Théâtre de la Madeleine ainsi que mon billet sur la Nue propriété.
