vendredi 30 novembre 2007

Yael Naim: concert à la Boule Noire

Yael Naim est probablement LA révélation de cette rentrée musicale: son deuxième album (éponyme), est une vraie réussite (encore merci à Télérama pour sa critique très juste - je sais, je me répète, et je tiens à répéter, tant que j'y suis, que je ne travaille pas pour Télérama, même si j'aimerais bien - je dis ça, je dis rien, on ne sait jamais...)

Inspirée donc par la critique de Télérama, j'ai écouté quelques extraits sur le myspace de Yael Naim. Entre entre la pop inventive, le folk etle jazz, Yaël Naim chante dans un doux mélange d'anglais, de l'hébreu et de français. Si je ne suis pas vraiment fan de New Soul, le premier single de l'album (sympathique, mais vraiment trop simple pour moi du point du point de vue musical), j'ai bien apprécié la reprise de Toxic de Britney Spears (tiens tiens, Yael Naim a donc de l'humour et du style!), et Paris a fini par me convaincre: je vais la voir en concert à la Boule Noire!

Eh bien, eh bien? C'est génial!! J'irai même jusqu'à dire "j'ai tripé comme jamais" :-) Certaines chansons, comme Too long, sont magnifiques, remplies d'une énergie nouvelle qui vous envahit très vite. Celles que j'ai déjà entendues gagnent beaucoup en version concert: c'est beaucoup plus original et tellement moins lisse que sur le CD! Ainsi, Toxic bénéficie de la présence de Spleen et se transforme en un duo loufoque et sonore plein de charme; quant à New Soul, il gagne en énergie et rappelle étrangement les gospels, avec tout le public qui se met à battre le rhytme et un sentiment de joie totalement irrépressible qui vous eng

Quelques reproches tout de même (vous savez bien que j'ai une âme de critique): la première partie! Déjà, on vous fait attendre 45 minutes (sympa pour ceux qui ont dû partir plus tôt du bureau sous les regards réprobateurs des collègues), et ensuite on nous a servi un jeune homme nommé Clément complètement indigeste qui nous a torturés encore 20 minutes... A un point, on avait bien envie de se casser! Deuxième reproche, le son: à peine trop amplifié pour une si petite salle; et les réglages donnaient l'impression que tous ceux qui approchaient le micro avaient un cheveu sur la langue (sauf si c'est un mode de recrutement de chanteurs, mais j'en doute). On finit par s'habituer, mais au départ ça étonne.

Faut-il y aller? Trois fois oui!!! Si vous avez aimé le CD, vous adorerez le concert. Si vous n'avez pas écouté le CD, le concert est la meilleure façon de connaître Yaël Naim. Si vous vous en foutez complètement mais aimez bien avoir de quoi parler lors des dîners mondains, allez-y, car on en parle beaucoup en ce moment. Si vous n'êtes jamais invité à des dîners mondains, allez-y, et on vous y invitera peut-être...

A voir également: le site web de Yael Naim
Vous pouvez écouter son album gratuitement sur Deezer.

Jusqu'au 8 décembre

20:00
120 boulevard de Rochechouart, Paris, 75018
Coût : 19,80 (réduction adhérents FNAC), placement libre

www.laboule-noire.fr, M° Anvers/Pigalle

Yael Naim sera de retour, à La Cigale cette fois-ci, du 7 au 9 avril 2008: réservez vos places!

Update 10/01/2008: vous trouverez la traduction de la chanson Paris (hébreu--> français) ici.

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mardi 27 novembre 2007

Biographie sans Antoinette au Théâtre de la Madeleine

J’y vais, j’y vais pas ? En voyant tant de publicité pour « Biographie sans Antoinette » dans le métro parisien, je me demandais si j’en étais bien le destinataire. Et si cette pièce était une sorte de Nabucco au Stade de France où la qualité de la représentation est affirmée par le nombre de danseurs sur scène ? Ou comme un livre dont la qualité est cautionnée par une énorme affiche vantant le nombre d’exemplaires vendus ? Une sorte de nourriture spirituelle du pauvre, à qui l’on ressort Thierry Lhermitte qui n’a pas mis le pied sur les planches depuis 20 ans et dont la réputation doit plus au burlesque des Bronzés qu’à la finesse de son interprétation ? Mais d’un autre côté, Sylvie Testud et le Théâtre de la Madeleine sont des cautions plutôt solides… La critique de Fabienne Pascaud (Télérama) a fait pencher la balance. J’y suis allée.

« Biographie sans Antoinette » (1968) est une tragi-comédie étrange, un brin absurde, de Max Frisch (1911-1991), auteur suisse de langue allemande. Le professeur de comportementalisme Kürmann, universitaire de renom, est marié à Antoinette. Au soir de sa vie, Kürmann considère l’avoir ratée : il est malade, sa femme le trompe… Peut-il y changer quelque chose ? C’est là qu’intervient un personnage mystérieux, un metteur en scène incarné par un Eric Prat diabolique, qui permet à Kürmann de revenir sur certains de ses choix. Un vrai labyrinthe : on pense prendre un chemin différent, mais on retourne toujours au même endroit. Quelles sont les possibilités offertes à un individu, à un moment clé de sa vie ? Si Max Frisch ne répond pas à la question, il a le mérite de la poser. En effet, combien de fois on radote, on rumine, on se dit « Si je n’avais pas fait ça, maintenant je serais… » ? Combien d’entre nous ont déjà rêvé d’une machine à remonter le temps ?

La pièce prend des allures d’un film en cours de tournage, avec un metteur en scène, des acteurs, des assistants… Les scènes se succèdent comme des plans de cinéma dans un décor très « design Berlin » années 70. Contre toute attente, Thierry Lhermitte ne verse pas dans le comique, mais joue avec finesse (ça c’est inattendu, je vous l’accorde) et attention. Quand à Sylvie Testud, je l’ai trouvé incroyable ! Je ne peux pas dire que je suis une grande fan de Testud à l’écran… mais je lui trouve une présence et une allure troublantes sur scène. La grâce de ses gestes anguleux, cassés, l’élégance de ses maladresses, le timbre de sa voix, sa façon d’être sur scène – tout fait d’elle une parfaite Antoinette, cette femme qui nous attire et dont le souvenir nous poursuit. De là, naît une alchimie entre les deux acteurs et le manipulateur de leurs destins.

Le seul reproche que je puisse formuler, c’est qu’il y a 10-15 minutes de trop. On tourne en rond : on tourne en rond dès le début, mais à un moment, l'impression de l’absurde délicieux se transforme en un ennui impatient. Mais si moi, je pouvais revenir sur mon choix de voir cette pièce, et bien, je ne le changerais pas.

Verdict : à voir absolument ! Reportage de France 2 à voir ici.

Biographie sans Antoinette

Théâtre de la Madeleine

Jusqu’au 5 janvier 2008

Mise en scène Hans Peter Cloos, décors Jean Haas, lumières Jean Kalman, musique Peter Ludwig, vidéo Pierre Nouvel. Avec Thierry Lhermitte, Sylvie Testud, Eric Prat, Ariane Moret, Sava Lolov.

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Faut que ça danse! de Noémie Lvovsky

Décidément, c’est le grand retour de Jean-Pierre Marielle. A l’affiche de Faut que ça danse ! depuis deux semaines, il est également le protagoniste de Ce que mes yeux ont vu (sortie mercredi 28 novembre)… Il a fait la une du Télérama il y a deux semaines… Et moi, je découvre tout juste cet acteur. Évidemment, je n’étais pas là pour voir ses grands rôles dans les années 1970… J’ai donc commencé par Faut que ça danse !

L'histoire. Salomon (Marielle), un vieux monsieur en pleine forme (ou, plutôt, comme il se décrit lui-même dans une annonce, « homme jeune » - « Je ne suis plus un jeune homme, mais un homme jeune »), cherche une dame de cœur à travers les annonces, fait des claquettes, profite de la vie, s’indigne contre le culte de jeunesse de notre société, dépense méthodiquement sa pension d’orphelin de la déportation au casino… Oh oui, Salomon est un personnage. Sa femme, un peu folle, vit seule, aime bien appeler les pompiers à tout bout de champ, réagit à contretemps, et s’attache à Monsieur Mootoosamy, son aide-soignant (le très pittoresque Bakary Sangare). Leur fille Sarah (Valeria Bruni-Tedeschi), 41 ans, mariée à François (Arié Elmaleh, excellent en dresseur de souris au grand cœur), tente de rester sereine face à ces géniteurs haut en couleurs, et affronte un événement très inattendu… Bref, tout ce petit manège semble plutôt traditionnel, assez franchouillard, un brin mélodramatique…

Et non, trois fois non ! C’est justement là que réside la force de Noémie Lvovsky : partant d’un cocktail à forte connotation mélodramatique (la mort, la naissance, la vieillesse, l’argent, l’histoire…), elle fait, dès le début, un virage blieresque (à la Bertrand Blier, j’entends). Cette solution de 20% de Blier dans 100% de Noémie Lvovsky fait un grand bien au film et aux spectateurs. Les personnages ont l’air normaux, ils font des gestes banals, prononcent des phrases tout à fait conventionnelles, et paf ! tout à coup, un mouvement absurde, un coup de tête, un mot… et on sombre dans une folie douce et gaie dont on ne s’aperçoit qu’au prochain « retour » à la normalité. Ce va-et-vient est orchestré avec maestria et constitue, pour moi, l’intérêt principal du film, avec la participation de Marielle, bien évidemment.

Verdict : à voir au cinéma si vous avez le temps, ou en VoD (probablement le film sera en exclu chez http://www.universcine.com/ ), ou, pour les patients, en DVD. Il y a un petit peu trop de sang (toujours au second degré, mais faut-il encore pouvoir le supporter), mais sinon, il n’y a aucune contre-indication pour que vous y alliez avec vos parents. Perso, j'en manque des films comme ça!

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lundi 26 novembre 2007

Sots art: art politique en Russie à la Maison Rouge

L'exposition Sots Art aura été connue avant d'avoir ouvert: on avait beaucoup parlé des 19 oeuvres censurées qui devaient faire partie de l'exposition au départ: dessins, photos, collages - montrent selon lui deux policiers en train de s'embrasser, des affiches liant nazisme et communisme et des masques de Vladimir Poutine. Le ministre russe de la Culture, Alexandre Sokolov, avait dénoncé la future "exposition comme une honte pour la Russie", tout en ajoutant qu'il s'agissait de "son avis personnel". "J'ai fait tout pour que l'exposition ne parte pas à Paris", avait-il ajouté. Tout cela a eu un effet inverse: j'ai eu très envie d'aller voir cette exposition. Compte-rendu.

Comme je l'expliquais ici, le Sots art est un hybride entre le sots-réalisme (sots=socialiste) et le pop art. Au lieu de reproduire à l'infini des images de conscience collective (Marilyn Monroe), le sots art reproduit les idéologies. Démonstration avec ce magnifique bronze "Trois mouettes marchant sur l'eau" de Kosolapov, représentant Lénine et Jésus Christ avec Mickey Mouse.


Artistiquement parlant, le sots art ne représente pratiquement aucun intérêt (sauf peut-être la curiosité de quelques clins d'oeil, comme cette sculpture illustrant la rencontre de Lénine avec l'Homme de Giacometti). C'est plutôt un phénomène sociologiquement intéressant, un peu comme les anecdotes que l'on racontait à l'époque soviétique, et que l'on ne pouvait pas ne pas raconter. C'est ainsi que, depuis 1972, presque tous les artistes en URSS avaient fait, à un moment de leur carrière, du sots art. Une de mes préférées, cette oeuvre "interactive" où l'on peut actionner Staline et Hitler détruisant le monde chacun à son tour (ci-dessous).

video


Il faut dire que la dernière partie de l'exposition (après les années 1990) est bien moins intéressante et cocasse; ça vire vers le crade, le gore, le scatologique... Certains y verront peut-être un intérêt, je n'en fait pas partie.

Quoi qu'il en soit, cette exposition est loin d'être destinée uniquement aux immig
rés russes (et sympathisants): une petite brochure explicative (très bien faite) relate non seulement l'histoire du sots art, mais donne également quelques commentaires artistiques sur les oeuv
res présentées et révèle le second (troisième, quatrième...) degré qu'elles renferment, comme par exemple cette photo où Komar et Melamid, les fondateurs du sots art, mangent la Pravda: il s'agit en fait d'une allégorie à la dénomination de ce quotidien soviétique comme de la "nourriture spirituelle "du peuple.

Certaines oeuvres restent actuelles, comme cet "Appareil pour définir la nationalité" (à droite): insérez-y votre nez, et l'appareil vous dira si vous êtes juif (en haut à gauche), russe (en haut à droite), géorgien, arménien... Tiens, je suis sure qu'un tel appareil pourrait bien servir aux policiers qui détiennent Kasparov en prison en ce moment...


A lire également: un article très complet sur le Sots Art sur le blog des éditions Cynthia 3000.
A écouter: Olivier Cena a visité Sots Art pour Télérama (podcast radio)

Sots Art. Art politique en Russie de 1972 à aujourd'hui
Jusqu'au 20 janvier
La Maison Rouge
10 bd de la Bastille 75012

Entrée: 6,50€; 4,50 € (tarif réduit).

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jeudi 22 novembre 2007

The diary of Adam and Eve au Théâtre le Lucernaire

avec Clémentine Bernard, Jonathan Hume, Coralie Nicot.
Mise en scène de Carole Anderson.


The diary of Adam and Eve est un texte délicieux de Mark Twain (pour ceux qui ont oublié, le célèbre auteur des aventures Tom Sawyer etHuckleberry Finn) sur les premiers jours de l'humanité... vu sous le prisme de l'humour! Le journal d'Adam et d'Eve, donc, qui se rencontrent après avoir été créés, découvrent d'abord le jardin d'Eden, puis le monde, font des enfants... et nous émeuvent.

Hier soir j'ai donc vu la version française (la pièce est jouée en anglais tous les mardis, à essayer absolument, car je suis certaine que les dialogues de Twain sonnent beaucoup mieux en anglais!). The diary of Adam and Eve mélange des extraits des "journaux intimes" d'Adam et d'Eve aux chansons de Gershwin qui y trouvent toute leur place (je chantais encore ce matin "You say tomato, and I say tomato").

Deux acteurs: Clémentine Bernard (diplômée du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique il y a un an tout juste), excellente, drôle, belle, attachante, campe une Eve à la fois gracieuse et étonnée par cette grâce. Jonathan Hume en Adam est intéressant, bien que je ne le trouve pas assez drôle pour Twain, parfois des répliques tombent à l'eau alors qu'elles auraient pu nous faire hurler de rire, prononcées par un autre! Enfin, Coralie Nicot au piano fait également office de serpent (tiens donc, ça me rappelle ma prof de piano les fois où j'étais mauvaise...)

Le tout est enlevé, léger, et presque parfait: le seul bémol, c'est le chant: les deux acteurs possèdent des timbres agréables et intéressants, mais ils mériteraient vraiment d'avoir un bon prof de chants pendant quelques mois pour "poser" la voix, éliminer quelques fausses notes et leur donner de l'assurance; pour l'instant, c'est un peu amateur. Même chose pour Coralie Nicot qui se prend pour une diva de jazz et qui ne n'en est pas une: et pourtant, il y a tellement de chanteuses de jazz professionnelles qui mourraient pour un tel rôle!!! Etrange choix.




Adam et Eve, The Diary of Adam and Eve - wideo

(dans la vidéo, l'actrice n'est pas Clémentine Bernard, mais une autre qui le fait en alternance avec elle, il paraît qu'elle n'est pas mal non plus, mais je ne l'ai pas vue. J'ai tout de même l'impression qu'elle a moins de présence...)

Je répète quand même que ça vaut le coup d'y aller, malgré les quelques défauts que j'ai énumérés! Clémentine Bernard est gé-ni-ale, j'espère qu'elle aura de beaux rôles dans l'avenir!!! Une actrice à surveiller de près.

jusqu'au 4 janvier 2008
Théâtre Le Lucernaire
53, rue Notre-Dame-des-Champs,
75006 Paris

Tuesdays at 6:30 pm in English
Du mercredi au samedi à 18h30 en français

Places: 20€, réductions ici. Placement libre.
Le site Internet de la pièce: Adam and Eve

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mercredi 21 novembre 2007

Grigory Sokolov: un souffle de génie au Théâtre des Champs-Elysées

Update 27/11/2008: retrouvez la critique du concert du 26 novembre 2008 au Théâtre des Champs-Elysées

Grigory Sokolov, un des plus grands pianistes des - allez - 30 dernières années, me bouleverse tous les automnes lorsqu'il vient donner un récital au Théâtre des Champs-Elysées. Vous ne le connaissez peut-être pas, car il est, de loin, un des artistes les plus modestes qui soient; le matraquage médiatique à la Hélène Grimaud ou autres Piotr Anderszewski lui est totalement étranger.

Dur de faire une critique d'un récital de piano tout en gardant le style "grand public" de ce blog... On me demande: "Pourquoi lui? Y a-t-il un classement des meilleurs pianistes dans le monde?" Et non, car la musique classique est un de ces domaines dont l'Olympe n'est accessible qu'avec l'accord des pairs... des musiciens donc. Et je n'en ai jamais rencontré un qui aurait nié le génie de Sokolov. On peut nier certains de ses choix, mais l'on ne peut pas lui nier le droit d'en faire...









Qu'est-ce qui le distingue des autres? Là, ça devient plus facile."La musique est un calcul secret de l'âme qui ignore qu'elle compte", dixit Leibniz. Sokolov est un des rares (sinon le seul) à avoir percé ce secret: chaque note chez lui est remplie de sens, chacune s'insère dans un dessein par lui imaginé, dans une sorte de carcasse mathématique d'où - oh miracle! - sort l'émotion. L'émotion, c'est justement ce quelque chose qui constitue la différence entre la mathématique et la musique. Ainsi, chez Sokolov, on entend parfaitement chacune des lignes mélodiques, chacune des voix (à un moment, si vous écoutez bien, vous avez l'impression que quatre personnes différentes jouent la même partition - et non, ce ne sont que dix doigts... et un cerveau digne d'Einstein). Et le plus fantastique, c'est que, quelle que soit l'oeuvre à laquelle il s'attaque, le résultat sera le même: vous l'entendrez comme si vous ne l'aviez jamais entendue auparavant. Il y révèle des nuances, des phrases, des intonations, une écriture que vous n'aviez pas soupçonnées avant. Cette approche ne fait pas toujours l'unanimité, certes. Mais je trouve qu'écouter Sokolov jouer (du Bach, surtout - mais c'est mon goût personnel), c'est aussi passionnant que lire un Agatha Christie, pour peu qu'on sache écouter aussi bien que l'on sait lire.

Hier soir donc, au Théâtre des Champs-Elysées, le programme était vraiment intéressant: la Sonate n° 19 en ut mineur D. 958 de Schubert en première partie, et 24 préludes op.28 de Chopin en deuxième. Pourquoi intéressant? Eh bien, Schubert a une drôle de réputation, c'est d'être ennuyeux. Superbe challenge donc pour Sokolov, qui en fait une oeuvre profonde, passionnante, bouleversante, loin des interprétations "lisses" que l'on peut en entendre d'habitude. Quant aux préludes de Chopin, dont Sokolov avait enregistré un CD chez Opus 111 en 1990, il en livre ici une nouvelle lecture. Présentés comme un cycle - une vie, on dirait - ils vivent et respirent comme un être humain, aussi différents et imparfaits que les moments que nous vivons. Certains nous contrarient, d'autres nous ravissent, mais tous sont touchés par la grâce d'un pianiste décidément pas comme les autres.


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lundi 19 novembre 2007

Arcimboldo: exposition au Musée du Luxembourg

Un week-end de grève, et je décide d'exploiter au maximum 1) les transports qui marchent encore; 2) la présence de ma mère, très "Panem et circenses" en version intello. La ligne 89 nous a donc amenées vers le Musée du Luxembourg où se tient actuellement la première exposition entièrement consacrée à Arcimboldo (mais si, vous connaissez, le type qui fait des portraits avec des légumes et des fruits).

J'avoue que les expos du musée du Luxembourg (toutes faites par SVO ) ne m'impressionnaient vraiment pas (ils ont souvent de très belles oeuvres, mais très mal exposées avec des explications lapidaires, comme l'expo Titien, ou encore l'expo sur les autoportraits il y a quelques années). Arcimboldo m'a agréablement surpris, malgré quelques faiblesses muséographiques, la collaboration avec le
Kunsthistorisches Museum de Vienne a porté ses fruits!

Cela reste toujours une "petite expo pour les parisiens qui ne veulent pas se fatiguer mais aimeraient bien pouvoir dire qu'ils ont vu une expo", genre dans lequel le musée du Luxembourg excelle depuis plusieurs années. Ceci dit, le choix des oeuvres est excellent; on y voit non seulement les oeuvres archi-connues d'Arcimboldo, mais aussi quelques séries moins célèbres comme les Métiers (ici le Bibliothécaire), les Elements, des oeuvres issues de collections particulières ou des musées où franchement on ne risque pas d'aller (e.g.
Château de Skokloster en Suède, ou un petit musée à Crémone...). Et enfin, trois portraits réversibles, genre inventé par Arcimboldo.


De plus, on découvre également les portraits que Arcimboldo faisait à la cour des Habsbourgs à Vienne, sa passion pour les bêtes exotiques, sa vocation de "party-planner (si si, il planifiait et créait les fêtes des Habsbourgs!)... Grande rareté pour le musée du Luxembourg (et très bonne surprise), l'oeuvre de l'artiste est ici présentée dans le contexte de sa création: des sources d'inspirations, telles les caricatures, aux contemporains tout aussi fascinés par le monde animal, on comprend mieux le phénomène Arcimboldo, où chaque monstre est une merveille.

Verdict: à voir, surtout si vous avez un enfant dont la nounou est coincée dans les grèves... Vous pouvez l'amener sans crainte, les enfants sont les premiers fans d'Arcimboldo! De plus, il y a un parcours fait pour eux. Si vous n'avez pas d'enfants, allez-y quand même; il s'agit de la première retrospective consacrée à Arcimboldo et ce serait dommage de la rater! Si, comme moi, vous n'aimez pas les expos du musée du Luxembourg, allez-y, vous serez surpris par le chemin accompli (pourvu que ça dure)!

A voir également: une très bonne critique de l'exposition ici.

Arcimboldo
Musée du Luxembourg
9 rue de Vaugirard - 75006
Jusqu'au 13 janvier 2008

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vendredi 16 novembre 2007

Les Promesses de l'ombre de David Cronenberg

Ah, enfin enfin! Je l'ai vu! Je ne sais pas pourquoi, mais j'attendais avec impatience la sortie de ce film. J'ai une idée quand même: c'est parce que j'adore Viggo Mortensen (depuis que je l'ai vu dans After the wedding). Et c'est peut-être grâce à lui que j'ai tellement aimé Les promesses de l'ombre.

J'avais déjà parlé de l'histoire ici, j'y ajouterai une seule chose: le scénario de Steve Knight est un roman, car jamais je n'imaginerais qu'une si belle histoire puisse se produire en réalité, dans le milieu de la mafia russe. C'est un point de départ important, car, à partir de là, je n'accepte pas les critiques "c'est trop romanesque! C'est pas crédible!" Je prends Les promesses de l'ombre plus comme une fable universelle sur la nature de l'homme. C'est étrange de le dire (car je m'attendais vraiment à un film sur la mafia russe très informatif), mais au bout du compte, on s'en fout que ce soit des russes, car ce n'est qu'un décor. Ce qui importe, ce sont les caractères, les élans, les motivations inconscientes qui les meuvent... et là, Cronenberg excelle!

Les caractères, justement. Non, après mûre réflexion, la plupart ne sont pas crédibles (Vincent Cassel un brin caricatural, Naomi Watts un brin Mère Thérésa, Viggo Mortensen en James Bond puissance 10), et en même temps on se prend au jeu car ils exploitent des stéréotypes (au bon sens du terme) de caractère littéraire qui marchent encore. A ce sens, ce film a un insaisissable caractère russe, dans ce qu'il a d'exagéré (la noirceur y est à son comble, et la candeur, purissime), de passionné, d'inexpliqué (mais pourquoi, pourquoi font-ils ces choses-là??)...

Et enfin, il y a Mortensen, magnétique. Je crois que si ce n'était pas lui, je me serais ennuyée, ou me serais laissée énerver par leur accent horrible en russe, ou... Mais non, Viggo Mortensen, tel un aimant, attirait vers lui toutes les pièces détachées dont ce film est fait, et leur donnait de la consistance, de la cohérence, - bref, une réalité. Oui, Mortensen est bien trop beau et distingué pour être russe. Il a cet aura d'un sauveur du monde à la Tolkien; des gestes et des mimiques d'un lord anglais, et des costumes qui auraient bien pu être empruntés à ce dernier. Comment il ne se fait pas démasquer avec tout ça, on ne sait pas. Un grand rôle pour un très grand acteur.

J'ai vu le film en un souffle. A voir absolument. La seule condition: jouer le jeu. Ne vous attendez pas à un documentaire sur la mafia russe. Non. On vous raconte une histoire: laissez-vous faire.

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jeudi 15 novembre 2007

L'Elégance du hérisson de Muriel Barbery

On me dira, "tu as une réaction de girafe, ça fait des siècles que ce bouquin est sorti et que tout le monde en parle". Ben oui, je sais. Mais bon, des fois je perds la foi en la littérature contemporaine scandée par les rentrées littéraires et attends patiemment que le temps fasse son travail... Finalement, ce livre a atterri sur mon bureau.

Pour ce livre, il y aura deux critiques séparées: une pour ce qui précède la page 319, et l'autre pour la fin.

Critique 1: J'étais assez sceptique face à cette histoire de "concierge pas comme les autres" (les miennes ont toujours été comme les autres) se liant d'amitié à un japonais richissime et esthète. Mais passé le premier chapitre, le charme opère. Renée (Madame Michel), une concierge de 54 ans, autodidacte, âme fine dans un monde de brutes, est dotée d'une sensibilité artistique et d'un sens de l'humour redoutables mais dont les habitants de l'immeuble ne se doutent pas. Il y a aussi une autre histoire - celle d'une petite fille de 12 ans, surdouée, âme fine dans un monde de brutes, tellement différente de sa famille gauche caviar qu'elle en est à penser au suicide. Et puis il y a M.Ozu, le japonais qui achète l'appartement du 4ème, et qui est le seul à savoir reconnaître les âmes fines dans ce monde de brutes. Les dès sont jetés. L'histoire commence.

Cheesy? A ma surprise, non (et je suis TRES allergique à ce genre de choses). C'est subtil comme un thé vert japonais (les adeptes du Lipton en disent "C'est du foin", les amateurs de thé y trouvent des milliers de nuances), léger comme une madeleine bien faite, amer comme Anna Karénine et drôle comme... Muriel Barbery, car je crois bien que le livre le tient d'elle.

Madame Michel se passionne pour les arts, le cinéma japonais, les romans russes et la philosophie, le tout avec cette approche d'autodidacte qui a de génial cette capacité d'expliquer les théories tordues avec les mots de tous les jours. Tel l'idéalisme d'Edmund Husserl: "Peut-être mon chat, que j'appréhende présentement comme un quadrupède obèse à moustaches frémissantes et que je range dans mon esprit dans un tiroir étiqueté "chat", est-il en vérité et en son essence même une boule de glu verte qui ne fait pas miaou". Elle est toujours à la recherche de wabi, ce qui en japonais veut dire "une forme effacée du beau, une qualité de raffinement masqué de rusticité". C'est bien décrire tout le roman, incontestablement wabi.

Paloma, la petite fille surdouée, passe ses jours à traquer les pensées profondes (qu'elle note dans son journal) et les instants de beauté dans les mouvements a priori ordinaires. Fan de grammaire, de japonais et de musique, elle est intransigeante et très touchante dans cette opiniâtreté.

Enfin, les habitants de l'immeuble (rue de Grenelle), c'est une belle bande de cons masqués en intellectuels "rive gauche" (ils sont rarement démasqués), décrits avec un humour grinçant et amer. Bien sûr, c'est exagéré, bien sûr, nous deviendrions tous comme ça si l'on était à leur place, mais quel plaisir de lire les répliques de ces spécimens de collection!

Quelques reproches tout de même: pour ma part, ce seront surtout les excès de morale (Muriel Barbery se prend pour Tolstoï, alors que les passages moralisateurs sont insupportables déjà chez celui-ci, malgré le génie!), et l'abus de métaphores: si je trouve que ce n'est pas la peine de recourir aux comparaisons fleuries à tout bout de champ (je refuse de voir la télécommande comme un "rosaire laïc").

Critique 2. A la page 319, patatra! Muriel Barbery contracte le virus Schmitt-Coelho qui contamine (dans votre esprit) le reste du livre. Un drogué revenu à la vie normale après avoir vu un camélia (et en plus, maintenant il travaille dans un magasin d'accastillage et sort avec une brave fille); une mort stupide qui sauve une vie et nous fait réfléchir (pouah!); et la conclusion que la beauté de ce monde, ce sont les "toujours dans le jamais", les parenthèses dans le temps. Cheesy? Tu parles! Même si, à la fin, Madame Michel et M.Ozu s'étaient mis à se rouler des pelles sur le seuil de sa loge de concierge sous une pluie battante, ça aurait été moins niais.
"Tout ça pour ça", - a-t-on envie de dire... Non, pour moi, ce livre aurait dû rester non-terminé.

A qui je recommanderais ce livre? A ceux qui lisent avec plaisir, aiment s'arrêter sur une tournure réussie, un mot, une métaphore... A ceux qui aiment les belles histoires originales. A ceux qui aiment la littérature russe (les clins d'oeil vous feront plaisir).

A voir également: le blog de Muriel Barbery.

L'Elégance du hérisson, 359 p. 20€
Muriel Barbery
Ed. Gallimard

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mardi 13 novembre 2007

Deux en un de Kira Mouratova

J'ai vu "Deux en un" dimanche soir... Il m'a fallu deux jours pour m'en remettre. Enfin, je vous en parle!
C'était lors du festival "Regards de Russie", festival de films russes donc, dont je parlais récemment. J'avais conclu que "Deux en un" était probablement le seul film à voir... Comme je me trompais!! En fait, il n'y avait pas de films à voir. Mon geste patriotique (soutenons le cinéma russe!) m'a beaucoup coûté! En plus du temps et des cellules nerveuses perdus dans l'aventure, j'ai dû perdre également l'estime et la confiance en mes goûts cinématographiques des amis que j'ai entraînés à la séance... Mais enfin, assez de tergiversations! Parlons donc du film.

"Deux en un" de Kira Mouratova (par ailleurs, réalisatrice du cinéma d'auteur très respectée par les cinéphiles russes) est l'histoire bicéphale d'un théâtre et d'une pièce. La première partie se passe dans un théâtre musical, où l'un des acteurs s'est pendu en costume du Duc de Rigoletto, au beau milieu des décors un brin fantasmagoriques. Un ouvrier de scène le trouve, et s'en suit un tourbillon d'échanges absurdes entre les membres de la troupe. J'étais prête à aimer ce film ne serait ce que pour le seul moment où un des collègues du pendu lui touche la main - "Mais elle est toute froide!" - et entonne "Che gelida manina..." d'une voix de ténor à la retraite. Un clin d'oeil pour les amateurs d'opéra, mais probablement d'un ennui gênant pour les autres... Ou un autre moment atrocement magique: on baisse le décor pour libérer le corps de la corde. Dans un silence enchanté (de mort?), une forêt blanchâtre s'étale doucement sur la scène, tout comme ce corps inanimé qui revient sur terre et termine sa chute dans un bruit sourd de la tête touchant les planches de la scène). Le spectacle est retardé, mais a lieu: là commence la deuxième partie du film. Erreur, on aurait dû en rester là...

La deuxième partie (qui est filmée cette fois-ci comme un film et non comme une pièce de théâtre) raconte l'histoire d'un vieux monsieur riche et de sa fille avec qui il entretient des rapports incestueux des plus incommodants, et qui finit par lui amener une copine, la nuit du réveillon. Le père les enferme dans la maison, "jusqu'à ce qu'il ait joui"... Je vous laisse imaginer.
Si dans la première partie la forme pouvait encore cacher la misère de l'histoire, cela n'est plus possible dans cette deuxième partie qui finit par dégoûter au point de ne plus oser regarder l'écran (pour les uns) ou de rire nerveusement (pour les autres). C'est un peu hystérique.



Je dois avouer que, au milieu des questions rhétorique des spectateurs (dont la plus fréquente était probablement "Mais c'est quoi ce film?"), j'ai croisé des gens (enfin, une vieille dame) qui avaient trouvé que c'était un beau film. Et sur les forums russes, il y a des fans. Mais ce film fait clairement partie de ceux qu'on adore ou qu'on déteste. Pour ma part, dans le genre "ah que le monde est absurde et cruel", je préfère Lynch.

Prix: Nika (Meilleur film des pays de la Baltique et des NIS)
Critiques: Time Out Petersbourg (en russe), Russian Film (en anglais); reportage de la chaîne CTC sur le film (en russe)

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vendredi 9 novembre 2007

Moovyplay: test et échec

J'en ai parlé il y a quelque temps (voir mon post ici), hier j'ai pu voir de plus près le fameux Moovyplay (non non, je ne l'ai pas essayé, mais je l'ai vu dans un Cinebank pilote au 136, av. du Maine 75014). Il s'agit d'un petit boîtier construit par Archos spécialement pour le groupe CPFK (qui détient la part de lion du marché de location DVD français, avec Vidéo Futur, Cinébank et Vidéo Pilote). Je vous rappelle ce que c'est: entre la vidéo à la demande et la location DVD, Moovyplay vous permet de louer vos films sans passer par le support DVD.


Le principe: Vous choisissez votre film en branchant le Moovyplay sur votre télé, ou bien sur le site Moovyplay (lancement la semaine prochaine). Vous pouvez également visualiser les bandes annonces de certains films. Vous faites une sélection au préalable, ensuite vous passez au magasin pour charger tout ou une partie de votre sélection. Ensuite, vous avez 30 jours pour voir votre film. De retour chez vous, vous connectez le Moovyplay à la télé, et vous avez 48h pour visionner votre film. Pas besoin de le ramener au video club, il devient tout simplement illisible. Il sera effacé du boîtier à votre prochain passage au video club (ce qui peut attendre, car le boîtier peut contenir jusqu'à 40 films).

Le prix: le boîtier peut être acheté au prix de 149€, ou bien loué au prix de 7 euros/mois. Ensuite, la location coûte 4 euros par film.

Les avantages:

  • Mieux que la location DVD: le catalogue Moovyplay est potentiellement plus grand (pour l'instant, il y a 807 films disponibles), et la disponibilité des titres est sans égal.

  • Mieux que la VOD, Moovyplay est beaucoup plus simple à mettre en oeuvre techniquement (il faut juste brancher un câble); de plus, il donne la possibilité de voir le film en VO ou en VF, avec ou sans les sous-titres (quand ces derniers sont disponibles), ce qui est rarement le cas avec la VOD. Enfin, le catalogue sera probablement beaucoup plus important, car Moovyplay exploite les droits vidéo qui sont beaucoup plus faciles à acheter que les droits VOD (qui n'existent dans les contrats que depuis 2001).

Les moins:
  • Le prix élevé (à 149€ le boîtier + le coût de location de films, c'est plus d'un an d'abonnement illimité au cinéma, ça laisse songeur... Enfin, ça laissera songeurs ceux qui habitent à Paris et n'ont pas d'enfants, principalement). De plus, le prix n'est pas flexible (aucun moyen de rendre le film dans 6h et économiser 2€). Enfin, contrairement à la VOD, le prix est le même pour les nouveautés et les vieux films.
  • La connectique est loin d'être parfaite: le boîtier Moovyplay ne peut pas être relié à l'ordinateur, et ne sert donc QUE à regarder les films loués dans un vidéo club. Donc, ne pensez pas l'amener dans le train, par exemple... Il ne comporte pas non plus de prise HDMI ni DVI (merci d'avoir pensé à ceux qui ont investi dans les écrans plasma ou LCD...)
  • Moovyplay ne permet pas le chapitrage (personnellement, je n'utilise que très rarement cette fonction, mais il y a peut-être des fans...)
A venir:

Pour l'instant, l'offre va être lancée dans une trentaine de points de vente (essentiellement à Paris et en région parisienne), le déploiement national (pour l'instant prévu sur 500 points de vente) est prévu pour le 1er trimestre 2008. A ce moment-là, plusieurs changements seront survenus. Tout d'abord, le boîtier va changer (ce changement sera gratuit pour ceux qui auront acheté l'ancien), il va notamment intégrer la prise HDMI. Le groupe CPFK veut également profiter de cette évolution pour former les vendeurs en les transformant en de véritables "conseillers cinématographiques". Ils vont donc suivre une formation en cinéma au centre de formation du groupe. Perso, j'en serais ravie si ça marchait, tiens, je ferai un test en mars! Aurai-je enfin quelqu'un à qui parler des premiers Lubitsch muets? Mais non, allez, je plaisante.

Et vous, êtes-vous adeptes de la location DVD? Ou peut-être de vidéo à la demande? Allez-vous tester le Moovyplay?

Update 15.01.2008: j'ai reçu le Moovyplay! Résultat du test: pour l'instant, pas très convaincant, faudrait-il encore que j'arrive à l'utiliser... Ca a l'air tout bête (et j'en ai déjà parlé!), mais ce à quoi Archos n'a pas pensé, c'est que sur ma télé (allez, c'est un écran plasma tout neuf, donc aucun problème de ce côté-là a priori), il n'y a que deux prises peritel. Une est branchée à ma Freebox, et l'autre, au lecteur DVD. Que, en plus, pour le découvrir, il a fallu que je demande de l'aide (ceux qui ont déjà essayé de brancher un câble derrière la télé encastrée dans une étagère me comprendront)... Donc, aucun moyen d'alterner entre le lecteur DVD et le Moovyplay sans faire tomber la télé! En revanche, il y a deux prises HDMI parfaitement libres. J'attends donc que 1) soit je trouve le moyen de résoudre le problème de la Freebox et du câble HDMI (l'image est riquiqui); 2) j'attends qu'Archos fasse une V2 du Moovyplay avec une prise HDMI (apparemment, c'est prévu), et je l'échange.

J'opte pour la solution 2, car, d'un côté, j'ai foutu le fameux câble HDMI quelque part et ne le retrouve plus et que de toute façon c'est pas la hotline de Free qui m'aidera à résoudre le problème et libérer une des prises Péritel. De l'autre côté, il faudra autant de temps à Archos pour mettre en vente la V2 qu'à CPFK pour ouvrir un point de vente à une distance décente de chez moi (point de vente prévu à 20 min à pied de chez moi en ... décembre 2008! = déjà ça, ça fait 40 minutes à pied pour aller chercher un film, alors que j'ai la VOD et un Cinebank à côté de chez moi... Humm... dilemme, dilemme...)!

Bilan: 40 minutes pour déballer, re-ranger les CD ailleurs pour faire de la place à la station d'accueil et le Moovyplay (c'est calculé au millimètre chez moi!), 4 jours pour qu'enfin mon copain m'aide à bouger la télé pour voir que les deux prises Peritel sont occupées, puis 15 minutes pour tout remballer. Rendez-vous fin 2008!

(PS: si jamais quelqu'un a une idée pour la prise HDMI, la Freebox et un écran plasma, je suis preneuse! SOS!)

Update 08/08/2008: Je remarque que de plus en plus de recherches google qui atterrissent sur cette page ont pour mots clés "échec moovyplay". Le redressement judiciaire du groupe CPFK y est certainement pour quelque chose. Il n'empêche que le Moovyplay n'a, pour l'instant, convaincu personne. Lancement brouillon (personne n'en a entendu parler), trop peu de points de ventes, aucune pub, et avantages trop limités par rapport à la location DVD et à la VOD (et surtout au piratage, ne l'oublions pas)!

Pour terminer l'histoire de mon propre Moovyplay, j'ai eu droit à un appel d'une employée très fâchée du groupe CPFK suite à mon post "pas sympa". On m'a suggéré que j'aurais pu
1) appeler la hotline de Moovyplay (on sait que les consommateurs adorent le faire)
2) débrancher le cable peritel du lecteur DVD et non de la télé (je vous jure, je n'y ai pas pensé)

Toujours est-il qu'il est toujours là, emballé... Aussi technophile que je sois, je n'ai pas eu le courage de batailler à nouveau! Alors, imaginez, les personnes normales :-D
Je dois voir 3-4 films par semaine (si on cumule ciné, télé, DVD, etc.) + un certain nombre de séries. Le cinéma, les DVD achetés sur Cdiscount (je dois en avoir une trentaine que je n'ai toujours pas vus, depuis 6 mois!), les DIVx prêtés par des copains et, enfin, la télé remplissent facilement ce temps disponible! En terme de catalogue et de facilités, le Moovyplay n'apporte pas grand chose de plus. Alors, pourquoi s'embêter à l'installer... Si encore je pouvais le prendre dans les déplacements! Je pense que le fait de l'avoir privé d'écran fut une très grosse erreur.

Et vous, l'avez-vous essayé?

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jeudi 8 novembre 2007

Un tour sur la Grande Roue? Allez hop!

On est jeudi, et j'en suis encore à raconter mon week-end... Et en plus, je dis toujours ne pas supporter les blogs "j'écris ce que je vois", du genre "Ah, je me suis acheté un jean, regardez sur la photo comment il est beau! Et vous, vous portez des jeans, vous aussi?"

Et pourtant, et pourtant... Je vais vous raconter (un tout petit peu) ma vie. Enfin, juste quelques heures du dimanche dernier. J'avais voulu voir l'expo "Design contre design" au Grand Palais. Mal m'en a pris, j'aurais du prévoir que, un dimanche à 16h, on ne va pas voir les expos à Paris (et en plus, personne n'est pas parti le week-end de la Toussaint, je vous assure, ils étaient tous là, dans la queue devant le Grand Palais!) La bonne chose, c'est que, craignant une crise de claustrophobie et d'agoraphobie aiguë qui n'aurait pas tardé à nous frapper si nous avions insisté à vouloir nous cultiver, nous avons changé de plans.



Eh oui, nous sommes allés faire un tour sur la Grande Roue de la place de la Concorde! Vous ne pouvez pas vous imaginer le bien que ça peut faire! D'une part, il faut bien, des fois, "faire les touristes" à Paris. Surtout pour ceux qui travaillent dans des banlieues lugubres où la beauté est un concept peu en vogue. Et aussi pour ceux qui lèvent rarement la tête pour voir la couleur du ciel.

Il faisait gris, ce gris parisien qui rend la ville si belle, qui fait ressortir les dorures sur les façades grises, enveloppe d'une lumière opaque la mouette blanche couronnant la tête d'une statue, et me met dans une humeur des plus romantiques... Inspirée, j'ai fait une belle balade à pied jusqu'à Odéon, en inspirant les derniers soupirs de l'automne.

Et voilà un dimanche parfait et peu terre à terre pour profiter de Paris - une éclipse venue de nulle part, le temps que tourne la grande roue...

En pratique:
La grande roue, jusqu'au 20 janvier 2008
Horaires: de 10h30 à minuit tous les jours
Prix: 8 euros
Durée: euh, assez court (trois tours je crois, peut-ête 7-8 minutes?)

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mercredi 7 novembre 2007

Comment s'inscrire sur Facebook: mode d'emploi

C’est incroyable ce que mon post sur Facebook peut être populaire (soyons modestes). Je me suis dit que, après « Pourquoi s’inscrire sur Facebook », il faut bien que je fasse « Comment s’inscrire sur Facebook ». Clairement, il y a plein de gens dont l’esprit n’est pas traversé par l’idée de taper www.facebook.com tout simplement.

Alors, commençons par le début ! Pour vous inscrire sur Facebook, il vous faudra vous souvenir de : vos noms et prénoms, de votre date de naissance et de votre adresse e-mail. C’est suffisant pour faire les premiers pas !
Vous arrivez sur www.facebook.com et cliquez sur « Sign Up » (le bouton vert).
Soyez prudents, dans la case « Full name » taper Prénom-Nom. Ca a l’air tout con, mais y en a plein qui se trompent ! L’importance ? Après, quand vos amis reçoivent de vos nouvelles, ça sort comme « Dupont va aller au Brésil la semaine prochaine » au lieu de « Caroline va aller au Brésil la semaine prochaine ». Ca fait un peu « je ne parle pas anglais et j’en suis fier, et en plus je ne remarque pas que tous les autres ont écrit Prénom-Nom dans l’autre sens ».
Indiquez votre mail ; ensuite, cliquez sur le lien dans un e-mail qui va vous être envoyé pour confirmer votre inscription. Vous êtes à l’étape 1 sur 4. Si certaines personnes ont déjà essayé de vous attirer sur Facebook et vous y marquer comme « ami », ça paraît tout de suite là. Vous pouvez confirmer ou ignorer. Ensuite, on vous propose de donner votre mail et le mot de passe du mail (je sais, dit comme ça, ça fait louche) : en fait, Facebook va explorer vos contacts mail et y trouver des gens qui sont déjà sur Facebook. Si vous êtes méfiant, appuyez sur Skip (en haut à droite).

Etape 3 : indiquez votre ville, votre pays, l’entreprise où vous travaillez et l’école que vous avez faite et l’année où vous vous êtes diplomé.
Etape 4 : on vous propose de choisir un réseau géographique (comme toujours sur Facebook, libre à vous de ne pas le faire). C’est à double tranchant : si vous choisissez « France », vous pourrez voir les profils des gens qui ont choisi ce réseau, mais ils vont aussi pouvoir voir le votre (en partie, si vous mettez bien les restrictions).
Enfin, cliquez sur « View and edit your profile ». Voici de quoi a l’air votre profil après tous vos efforts :

Mouais. Plutôt maigre. Si vous voulez plus, cliquez sur Edit (dans la barre en haut, juste à côté de « Profile »). C’est là que vous pourrez modifier toutes vos informations, de la plus simple (le sexe – au cas où vous changez) aux opinions politiques, indiquer que vous marié ou célibataire et en recherche active ; vos films, livres, artistes préférés, etc. ; votre parcours universitaire (université jusqu’au niveau licence c’est « College », niveau Bac+4-Bac+5 c'est « Grad school ») ; votre travail ; et enfin votre photo. De façon générale, plus vous donnez de détails, mieux c’est (pour vos amis après, j’entends) – quand vous remplissez tout ce qu’on vous demande, vos nouvelles apparaissent sur les pages d’accueil de ceux que vous avez inscrits en « Amis ».
La semaine prochaine, je vous raconte comment fonctionne le volet « Privacy ». Très important, ça ! Il n’est quand même pas question que n’importe qui voie vos photos d’enfance (à propos, pour mettre des photos, rendez-vous sur la barre latérale gauche à Photos).
Update 08/11: je viens de faire une petite recherche et ai trouvé un excellent article analysant les pros et les cons de Facebook, les applications à essayer ainsi que l'usage professionnel qu'on peut en faire. Vous pouvez lire l'article en cliquant ici. C'est probablement le plus complet qui existe (sur le Web francophone), et je n'essaye pas de faire mieux!

Update 10/01/2008: quelques astuces supplémentaires pour Facebook ici.
Update 25/01/2009: un excellent post expliquant comment régler ses options de confidentialité dans Facebook. A faire absolument!

Les derniers livres sur Facebook:



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mardi 6 novembre 2007

Un brunch chez InfiniThé, la parenthèse dominicale

Infinithé (eh oui, encore un endroit à thé...) est un salon de thé/restaurant très chaleureux, tenu par Sabrina Letestu, une fan de thé... Cette-fois ci, j'ai testé le brunch: le salon de thé est normalement fermé le dimanche, mais le brunch est servi chaque premier dimanche du mois. Bingo!


L'endroit, tout petit, est fort sympathique, avec une déco "années 30", et un énorme bouquet de fleurs qui trône à côté du miroir et des anciens ustensiles de cuisine exposés aux murs. Il y a très peu de tables, il vaut donc mieux réserver pour le brunch!

Au menu: une assiette brunch avec oeufs brouillés (excellents, presque aussi bons que chez Mariage Frères), des toasts, du saumon fumé, de la salade verte, des oeufs de saumon, du guacamole, des légumes confits (tomates, poivrons, artichauts), du cottage cheese aux herbes, des petites tartines au tarama, et des fruits. Le tout est frais (un ananas qui pique pas et un melon qui a du goût, ça se fête!), et on a du mal à finir... Mais le dessert vous attend! Un cheese-cake au citron (pas mon préférén mais très bon tout de même), ou du fromage blanc aux griottes en sirop, ou encore une salade d'oranges... Le tout accompagné d'un thé (de chez les Contes de Thé) ou d'un café, ainsi que d'un jus de pamplemousse.



On passe un très bon moment... et on finit par emporter le deuxième cheese-cake, tellement le brunch était copieux! Une adresse à noter, pour un déjeuner si vous êtes dans le coin, ou pour un thé un samedi après-midi, juste avant d'aller au ciné (Gaumont Convention, juste à côté).

InfiniThé - 8 rue Desnouettes 75015 Paris - Métro Convention

Du mardi au vendredi :
A partir de 12h00 uniquement pour le Déjeuner.

Le samedi :
A partir de 12h30 pour le Déjeuner et l'heure du thé.

Le premier dimanche du mois :
Pour le Brunch :
deux services (11h30 et 13h30). Réservation auprès de Sandrine au 01 40 43 14 23.

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lundi 5 novembre 2007

Le Rêve de Cassandre de Woody Allen

"Le film clôt la trilogie londonienne du maître", ne cessent de répéter les journaux à critiques... Oui, effectivement, ça se passe à Londres. Mais, pour ma part, je l'inscrirais plutôt dans une autre trilogie, celle commencée il y a 17 ans avec "Crimes et Délits" (Crimes and Misdemeanors), un superbe film sur le crime, la chance et la culpabilité. Le Rêve de Cassandre exploite les mêmes thèmes, visiblement très chers à Woody Allen.

Deux frères sont confrontés à un dilemme: jusqu'où peut-on aller pour aider un membre de la famille? Les liens de sang finissent parfois dans le sang... des autres... Réflexion très intéressante sur le crime et le châtiment, cette fois-ci sur fond d'un portrait de famille aux couleurs crues.

Les acteurs: Colin Farell, ici débarrassé de muscles et doté d'un cerveau, est vraiment très bon (moi qui ne l'aime pas du tout, je dois l'admettre) et convaincant dans ce rôle si différents de ceux qu'il choisit d'habitude. Quand à Ewan McGregor, je le voyais ici pour la première fois, et - oh quelle horreur! - il me rappelle tellement Doug Savant qui joue le mari de Lynette dans Desperate Housewives, impossible de faire abstraction de mes références cinématographiques si raffinées. Mais à part cette ressemblance troublante, il est parfait dans le rôle d'un grand ambitieux aux petits moyens. Il y a aussi deux nouvelles actrices, une brune et une blonde (Hayley Atwell et Sally Hawkins), à découvrir!

A qui je recommanderais ce film? A ceux qui ont aimé Match Point ou Crimes et Délits, absolument. A ceux qui aimeraient enfin voir Colin Farell dans un vrai rôle à sa mesure. A ceux qui aiment l'accent britannique (quoique, britannique, il faut voir, les deux protagonistes sont quand même irlandais et écossais d'origine) et les paysages d'Outre-Manche.

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vendredi 2 novembre 2007

L'Heure Zéro de Pascal Thomas

Ah, moi qui suis une fan des Agatha Christie (j'ai été élevée aux séries sur Hercule Poirot avec David Suchet, et celle sur Miss Marple avec Joan Hickson), j'ai été gâtée hier soir! L'Heure Zéro, l'adaptation d'un des romans les plus noirs d'Agatha Christie, Towards zero, est un vrai coup de coeur!

L'histoire: Meutre en huis clos. Quelques personnes se retrouvent dans une vieille maison en Bretagne, chez une vieille tante riche (adorable Danielle Darrieux, qui retrouve ici le charme de son personnage dans 8 femmes. "Une emmerdeuse opiomane", la décrit le Télérama). En fait, la présence de certaines d'entre elles dans ce château ne doit rien au hasard... Plein de fausses pistes, et plein d'indices que l'on se fait plaisir à relever, sans pour autant deviner la vérité avant l'enquêteur.

L'ambiance: c'est là que Pascal Thomas est fort.
Malgré les changements de lieu et d'époque (l'action se passe aujourd'hui), il a réussi à traduire cette ambiance noire, au suspense soutenu et à la fois insoutenable, et qui reflète la noirceur de la nature humaine, tel un lac reflétant un ciel sans étoiles. Quelques échanges de regards noirs ou voilés, de demi-mots, de gestes, et nous voilà scotchés à l'écran. La mise en scène a quelque chose de hitchcockien: les paysages venteux, la musique de Reinhardt Wagner, le chignon chatain clair im-parfait de Chiara Mastroianni, la coupe faussement sage de Melvil Poupaud...

Les acteurs: excellents, ils sont presque tous de "la vieille école" française. Et puis il y a Laura Smet, complètement démente, mais qui, étonnamment, ne sonne pas faux. Une Chiara Mastroianni troublée et troublante. Et un François Morel triomphant.

Verdict: si vous aimez Agatha Christie, courez-y! Ou bien, attendez le DVD - ça doit être pas mal de le voir un soir d'hiver (bon là c'est raté, ça va pas sortir avant le printemps).

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jeudi 1 novembre 2007

Regards de Russie: festival de cinéma russe

Ce festival en est à sa cinquième édition (c'était, à l'époque, la semaine des films russes "Paris-Art-Moscou"), et pourtant, sa communication est toujours aussi mauvaise… Pour tout vous avouer, j’ai appris son existence il y a quelques jours, après avoir remarqué que des personnes faisant des recherches « festival films russes paris » sur google atterrissaient sur mon site… Je me suis demandée : mais donc, il y a un festival de films russes à Paris en ce moment ? En cherchant moi-même sur Google, j’atterris directement sur leur programme, génial ! Sauf qu’il s’agissait du programme 2004 ! Faut le faire, quand même. Après un quart d’heure de recherches soutenues, j’ai fini par trouver les dates et les horaires du festival 2007, sur le site (excellent, par ailleurs) Kinoglaz, consacré au cinéma russe.

Alors, que faut-il voir ? Étant un peu déconnectée de l’actualité russe (vu, entre autres, la merveilleuse communication décrite ci-dessus), je contactai un copain russe cinéphile. Verdict : "Deux en un" de Kira Mouratova (personnellement, j’adore cette réalisatrice !) – ce serait un film aux motifs lynchéens avec Renata Litvinova (pour ceux qui connaissent cette actrice).

Cliquez sur l'image pour voir le programme en grand, ou bien téléchargez-le en format Excel ici.


Qu'y aura-t-il d'autre? "Amour, broutille et toile de maître", un film "trash jeune", l’histoire de Kristina Orbakaïte (eew) et Gocha Kutsenko échangeant leurs corps respectifs. A voir uniquement "en cas d'empoisonnement, pour activer le réflexe vomitif". Hummm. Clairement, un truc à voir. "Le Code Apocalypse", un « blockbuster semi-hollywoodien » où une actrice connue surtout pour son rôle de nounou Vika dans une sitcom (la variante russe de la "Nounou d'enfer") sauve le monde. L’apocalypse a été financée par le Fonds de soutien du cinéma patriotique de Russie. Alléchant! "Père" de Solovov – un énième film marasmatique sur le complexe d’Œdipe dans l'après-guerre. "Le jeu russe", un film plutôt moyen d’après "Les Joueurs" de Gogol. "L'Etau" de Todorovsky – un film d’action sur les trafiquants de drogue, sponsorisé par le Gosnarkokontrol (Contrôle d’Etat des drogue). "Voyage avec des animaux de compagnie" – à vue de nez, encore un film orthodoxo-propangadiste. "Le Pétrolier Tango", la version grand écran d’une série sur les querelles de gangs de bandits russes.

Verdict : à voir absolument, "Deux en un", parce que les films de Mouratova ne sortent plus en France depuis un moment. Qu'on aime Muratova ou qu'on soit allergique à son style, c'est toujours un moment de cinéma... Et sinon, perso, j’irai peut-être à l’ouverture, voir Le Code Apocalypse – il vaut mieux y aller avec une bande de copains russophones pour mieux rigoler de nos tentatives pseudo-hollywoodiennes. En même temps, je n'ai pas encore digéré le Night Watch...

Des infos sur l'édition 2008 ici!

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